Dimanche 29 avril 2012 - 22:55
Il est dit que les grands joueurs font des miracles quand on ne les attend plus. Minable, Pastore est un dans un mauvais soir. C'est pourtant de lui que l'éclaircie va arriver. Sur un centre de Gameiro, Landreau surgit pour repousser le danger ... sur l'Argentin dont la tête rageuse vient chatouiller la barre avant de rentrer (1-0, 48e). Galvanisé par cette ouverture du score, le PSG gère son avance, impeccablement bien en place défensivement. Lille n'a que très peu d'espaces, les latéraux sont transparents à l'image d'un Debuchy inhabituellement discret. Ne procédant plus qu'en contre, Paris sème le trouble dans l'arrière-garde nordiste. Lancé dans la profondeur, Gameiro résiste à Chedjou, se présente face à Landreau et perd son duel face à l'ancien nantais. Le portier lillois ne le sait pas encore mais il vient de réaliser l'arrêt du match, le tournant du match même. Car Lille est imprévisible. Visiblement en difficulté, le bloc nordiste tente de se relancer en profitant de la vitesse de Roux, tout juste entré en jeu. L'ancien brestois n'a d'ailleurs pas le temps de toucher le moindre ballon que Sakho le déséquilibre dans la surface. Monsieur Viléo n'hésite pas et expulse directement le défenseur parisien. Double sanction puisque Hazard transforme le penalty et permet au LOSC de revenir dans la partie (1-1, 71e). Le génie belge va même faire mieux que ça. A l'angle de la surface de réparation, il centre en effectuant un coup du foulard vers De Melo. Le Brésilien voit sa tête contrée revenir sur Roux dont la reprise transperce Sirigu (2-1, 80e). Paris croyait avoir fait le plus dur mais Paris est à terre et surtout à dix. Il n'aura même plus l'occasion de se montrer dangereux. A l'inverse, Lille fera tout pour enfoncer le clou. Hazard et De Melo buttant encore sur la défense parisienne. Au final, c'est bien le LOSC qui l'emporte et qui revient à deux petites longueurs de son adversaire du soir. Cette défaite du PSG profite surtout à Montpellier, filant seul en tête de la Ligue 1. Cinq points séparent désormais le MHSC des Parisiens. A quatre journées de la fin, c'est sans doute trop.
Etienne Andurand
Dans le choc de la 34e journée, Lille a frappé un grand coup en disposant du Paris Saint-Germain (2-1). Malmenés et menés par un but de Pastore, les Lillois ont profité de la rentrée de leur recrue hivernale, Nolan Roux, pour inverser la tendance. Grâce à un Hazard génial, le LOSC revient à deux points du PSG et permet surtout à Montpellier de filer en tête du classement.
C'est une rencontre, un choc aux allures de tournant que ce Lille-Paris Saint-Germain comptant pour la 34e journée de Ligue 1. Avec la victoire de Montpellier vendredi contre Toulouse (1-0), les Parisiens doivent l'emporter pour ne pas dire adieu au titre. Côté Lillois en revanche, l'occasion de battre un adversaire direct, pour lui ravir la deuxième place à la fin de la saison, n'est que trop bonne. Très à l'aise devant son public, le LOSC n'a pas pour habitude de laisser le jeu à son adversaire. Le gardien italien du PSG, Sirigu, va vite le remarquer. Mis a contribution par Hazard (1e, 4e et 22e) et De Melo (5e), l'ancien joueur de Palerme répond présent. Si Paris est asphyxié durant le premier quart d'heure, il se met pourtant à sortir après avoir fait le dos rond. Très discret jusque-là, Pastore croit ouvrir le score suite à un coup-franc de Nene mais sa reprise s'écrase sur la transversale de Landreau. La réaction nordiste ne se fait pas attendre, dans la minute suivante, Hazard est servi par Balmont à l'entrée de la surface et décoche une puissante frappe rasante. Sirigu est battu, pas son poteau. Les débats s'équilibrent alors, peu aidés par l'insupportable nonchalance de Pastore, pathétique par sa suffisance. Visiblement peu inspiré, l'Argentin manque une nouvelle fois d'ouvrir le score sur un centre parfait de Nene en ne cadrant pas sa tête à bout portant. Au terme d'une première mi-temps très engagée, personne n'a trouvé la faille. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir trompé Sirigu et Landreau. Les montants en tremblent encore.
Hazard est un génie
Il est dit que les grands joueurs font des miracles quand on ne les attend plus. Minable, Pastore est un dans un mauvais soir. C'est pourtant de lui que l'éclaircie va arriver. Sur un centre de Gameiro, Landreau surgit pour repousser le danger ... sur l'Argentin dont la tête rageuse vient chatouiller la barre avant de rentrer (1-0, 48e). Galvanisé par cette ouverture du score, le PSG gère son avance, impeccablement bien en place défensivement. Lille n'a que très peu d'espaces, les latéraux sont transparents à l'image d'un Debuchy inhabituellement discret. Ne procédant plus qu'en contre, Paris sème le trouble dans l'arrière-garde nordiste. Lancé dans la profondeur, Gameiro résiste à Chedjou, se présente face à Landreau et perd son duel face à l'ancien nantais. Le portier lillois ne le sait pas encore mais il vient de réaliser l'arrêt du match, le tournant du match même. Car Lille est imprévisible. Visiblement en difficulté, le bloc nordiste tente de se relancer en profitant de la vitesse de Roux, tout juste entré en jeu. L'ancien brestois n'a d'ailleurs pas le temps de toucher le moindre ballon que Sakho le déséquilibre dans la surface. Monsieur Viléo n'hésite pas et expulse directement le défenseur parisien. Double sanction puisque Hazard transforme le penalty et permet au LOSC de revenir dans la partie (1-1, 71e). Le génie belge va même faire mieux que ça. A l'angle de la surface de réparation, il centre en effectuant un coup du foulard vers De Melo. Le Brésilien voit sa tête contrée revenir sur Roux dont la reprise transperce Sirigu (2-1, 80e). Paris croyait avoir fait le plus dur mais Paris est à terre et surtout à dix. Il n'aura même plus l'occasion de se montrer dangereux. A l'inverse, Lille fera tout pour enfoncer le clou. Hazard et De Melo buttant encore sur la défense parisienne. Au final, c'est bien le LOSC qui l'emporte et qui revient à deux petites longueurs de son adversaire du soir. Cette défaite du PSG profite surtout à Montpellier, filant seul en tête de la Ligue 1. Cinq points séparent désormais le MHSC des Parisiens. A quatre journées de la fin, c'est sans doute trop.
Etienne Andurand

