Avancer. La Barcelone a marqué une nouvelle victoire qui permet solo mener leur groupe en Ligue des Champions et, accessoirement, se rendre à la Classique avec plein de triomphes. Des buts de Cesc et Alexis a décidé un jeu dans lequel une note négative mis Puyol. Le capitaine Barca, qui réapparaît aujourd'hui reinjured après être tombé malade dans un en-tête. En outre, Busquets a vu rouge dans les dernières minutes.
La Croatie, l'air de rien...
Outsider du groupe C, la Croatie a dominé l'Eire (3-1) à Poznan. Après le nul entre l'Espagne et l'Italie, les hommes de Bilic sont en tête.
Visiblement, ces deux-là ne veulent pas se contenter du rôle de faire-valoir auquel ils semblent destinés. L'Eire et la Croatie ont offert une rencontre enlevée et séduisante. Et si les hommes de Bilic l'ont emporté finalement assez logiquement (3-1), leurs adversaires n'ont pas été en reste. L'Espagne et l'Italie sont prévenues. Très bien rôdés collectivement, bien aidés par un avant-centre en tat de grâce, Mario Mandzukic, auteur d'un doublé, les Croates auront forcément leur mot à dire dans ce groupe C. Ils en sont les leaders à l'issue de la première journée suite au match nul entre les deux poids lourds du groupe (1-1).
Comme il y a quatre ans, ils ont proposé un jeu vif et incisif, se posant en candidats sérieux aux quarts de finale. Et ils n'ont jamais perdu contre l'Italie, qu'ils affrontent le 14 juin dans ce même Stade Municipal. Dominateurs dans la possession (56%), dans les intentions (15 tirs contre 9) et dans la circulation du ballon (428 passes contre 339), les Croates ont ouvert le score rapidement sur une première inspiration de Mandzukic (3e).
La Croatie a repris l'avantage grâce à Jelavic sur un but litigieux. Si l'attaquant d'Everton était hors-jeu sur la passe en profondeur de Luka Modric, la mauvaise déviation de Stephen Ward, vers Jelavic, l'a remis en jeu. Giovanni Trapattoni et les Irlandais ont protesté. En vain. Mais l'Eire, incapable de faire le jeu, a surtout touché ses limites techniques. Elle a dû s’en remettre aux coups de pieds arrêtés pour faire planer le danger sur le but de Pletikosa.
Visiblement, ces deux-là ne veulent pas se contenter du rôle de faire-valoir auquel ils semblent destinés. L'Eire et la Croatie ont offert une rencontre enlevée et séduisante. Et si les hommes de Bilic l'ont emporté finalement assez logiquement (3-1), leurs adversaires n'ont pas été en reste. L'Espagne et l'Italie sont prévenues. Très bien rôdés collectivement, bien aidés par un avant-centre en tat de grâce, Mario Mandzukic, auteur d'un doublé, les Croates auront forcément leur mot à dire dans ce groupe C. Ils en sont les leaders à l'issue de la première journée suite au match nul entre les deux poids lourds du groupe (1-1).
Comme il y a quatre ans, ils ont proposé un jeu vif et incisif, se posant en candidats sérieux aux quarts de finale. Et ils n'ont jamais perdu contre l'Italie, qu'ils affrontent le 14 juin dans ce même Stade Municipal. Dominateurs dans la possession (56%), dans les intentions (15 tirs contre 9) et dans la circulation du ballon (428 passes contre 339), les Croates ont ouvert le score rapidement sur une première inspiration de Mandzukic (3e).
La Croatie a repris l'avantage grâce à Jelavic sur un but litigieux. Si l'attaquant d'Everton était hors-jeu sur la passe en profondeur de Luka Modric, la mauvaise déviation de Stephen Ward, vers Jelavic, l'a remis en jeu. Giovanni Trapattoni et les Irlandais ont protesté. En vain. Mais l'Eire, incapable de faire le jeu, a surtout touché ses limites techniques. Elle a dû s’en remettre aux coups de pieds arrêtés pour faire planer le danger sur le but de Pletikosa.
L'Allemagne tient le choc
L'Allemagne a bien entamé son Euro en s'imposant face au Portugal (1-0), à Lviv, dans un groupe B très relevé. Mais elle a souffert.
Après la première surprise, la première déception. Dans la foulée de la victoire du Danemark sur les Pays-Bas (1-0), l'Allemagne et le Portugal ont livré un match moyen, parfois indigent, pour le compte du fameux groupe de la "mort". Et au petit jeu des occasions manquées, c'est la Nationalmannschaft qui s'en est tirée avec la victoire (1-0) à Lviv grâce à un but de la tête de Mario Gomez, à l'entrée du dernier quart d'heure (72e). Un but qui a bien failli ne pas voir le jour, l'attaquant du Bayern Munich devant céder sa place à Miroslav Klöse qui était déjà en train de s'échauffer. Joachim Löw a finalement bien fait d'attendre, sa formation prenant du coup la tête de ce groupe B aux côtés des Danois.
Ce résultat ne masque pas une légère inquiétude, aussi bien pour l'une que pour l'autre équipe. Cette première affiche s'annonçait pourtant prometteuse mais ni les vice-champions d'Europe, ni les Lusitaniens n'ont évolué à leur réel niveau pour leur entrée dans la compétition. Si les Allemands ont pris le jeu à leur compte, ils n'ont pas eu d'occasion véritablement dangereuse jusqu'au but de Gomez (4 tirs cadrés seulement sur 12). Quant aux Portugais, qui avaient choisi d'évoluer en contre, ils n'ont pas été transcendants malgré la plus grosse occasion de la première période - un tir enroulé de Pepé tapant la barre puis rebondissant sur la ligne (44e) - et dix dernières minutes intéressantes.
Passons sur la première période, définitivement à sa place dans la ville de Lviv, berceau du masochisme. Entre des Allemands timorés et des Portugais balançant devant à tout va sans construire, le public n'a rien eu à se mettre sous la dent. En seconde période, les deux formations ont un peu plus joué, l'ouverture du score dégageant enfin des espaces. Les Portugais auraient même pu égaliser sur cette lourde frappe de Cristiano Ronaldo (82e) ou ce tir à bout portant de Varela, repoussé par Neuer (88e). Avec sept tirs cadrés au total (dont 4 pour le Madrilène), personne n'aurait crié au scandale. Dommage pour les hommes de Paulo Bento car l'Allemagne était prenable. Elle ne le sera sans doute pas bien longtemps.
Par Philippe DA COSTA
Après la première surprise, la première déception. Dans la foulée de la victoire du Danemark sur les Pays-Bas (1-0), l'Allemagne et le Portugal ont livré un match moyen, parfois indigent, pour le compte du fameux groupe de la "mort". Et au petit jeu des occasions manquées, c'est la Nationalmannschaft qui s'en est tirée avec la victoire (1-0) à Lviv grâce à un but de la tête de Mario Gomez, à l'entrée du dernier quart d'heure (72e). Un but qui a bien failli ne pas voir le jour, l'attaquant du Bayern Munich devant céder sa place à Miroslav Klöse qui était déjà en train de s'échauffer. Joachim Löw a finalement bien fait d'attendre, sa formation prenant du coup la tête de ce groupe B aux côtés des Danois.
Ce résultat ne masque pas une légère inquiétude, aussi bien pour l'une que pour l'autre équipe. Cette première affiche s'annonçait pourtant prometteuse mais ni les vice-champions d'Europe, ni les Lusitaniens n'ont évolué à leur réel niveau pour leur entrée dans la compétition. Si les Allemands ont pris le jeu à leur compte, ils n'ont pas eu d'occasion véritablement dangereuse jusqu'au but de Gomez (4 tirs cadrés seulement sur 12). Quant aux Portugais, qui avaient choisi d'évoluer en contre, ils n'ont pas été transcendants malgré la plus grosse occasion de la première période - un tir enroulé de Pepé tapant la barre puis rebondissant sur la ligne (44e) - et dix dernières minutes intéressantes.
Passons sur la première période, définitivement à sa place dans la ville de Lviv, berceau du masochisme. Entre des Allemands timorés et des Portugais balançant devant à tout va sans construire, le public n'a rien eu à se mettre sous la dent. En seconde période, les deux formations ont un peu plus joué, l'ouverture du score dégageant enfin des espaces. Les Portugais auraient même pu égaliser sur cette lourde frappe de Cristiano Ronaldo (82e) ou ce tir à bout portant de Varela, repoussé par Neuer (88e). Avec sept tirs cadrés au total (dont 4 pour le Madrilène), personne n'aurait crié au scandale. Dommage pour les hommes de Paulo Bento car l'Allemagne était prenable. Elle ne le sera sans doute pas bien longtemps.
Par Philippe DA COSTA
La Russie frappe fort
Pour son entrée, la Russie a marqué les esprits face à la République tchèque (4-1). Les joueurs de Dick Advocaat sont en tête du groupe A.

Dick Advocaat avait raison. La Russie est bien la favorite de la poule A, comme le disait son sélectionneur néerlandais la veille du match. Grâce à des buts d'Alan Dzagoev (15e, 79e), Roman Shirokov (24e) et Roman Pavlyuchenko (82e), elle a surclassé l'équipe tchèque. Vaclav Pilar (51e) a juste redonné un peu d'espoir à la moitié tchèque d'un stade entièrement rouge. La Russie a confirmé en compétition les promesses entrevues lors de sa démonstration face à l'Italie (3-0) en amical, le 1er juin, et se pose en outsider de l'Euro, comme l'annonçait le malin Advocaat.
Son jeu de passes parfaitement huilé a désorienté la défense tchèque, qui a laissé son dernier rempart, le champion d'Europe - avec Chelsea - Petr Cech bien seul face aux vagues rouges. Le jeune Dzagoev (21 ans) a ouvert le score sur un mouvement fluide des Russes, initié par Konstantin Zyryanov, en reprenant dans le but une tête d'Alexander Kerzhakov repoussée par le poteau. Roman Shirokov a marqué sur une passe en profondeur d'Andrei Arshavin, avant la réduction du score en début de seconde période par Pilar, qui a évité la sortie de Vyacheslav Malafeev, le gardien du Zenit Saint-Pétersbourg, aligné à la place du titulaire habituel, Igor Akinfeev, qui se ressentait d'une vieille douleur de sa rupture des ligaments croisés d'un genou en août 2011.
Baros passe au travers
Malafeev a également brillé sur une frappe puissante du capitaine Tomas Rosicky (75e). La Russie est solide dans tous les compartiments du jeu. Dzagoev, le prodige du CSKA Moscou, a mis son équipe à l'abri à la conclusion d'un triangle amorcé par Shirokov et Pavlyuchenko, avant que l'attaquant de Tottenham, prêté au Lokomotiv Moscou, ne s'invente tout seul un but somptueux en se promenant dans la défense pour abattre Cech. Et dire que les Russes, notamment par Kerzhakov (33e, 64e, 70e), ont gâché pas mal d'occasions!
Mais côté tchèque Milan Baros n'a lui rien réussi du tout. Incertain jusqu'à la veille du match à cause d'une contracture à une cuisse, l'ancien lyonnais, qui évolue depuis 2008 au Galatasaray Istanbul, est passé complètement au travers de son match. Et il est sorti sous les sifflets de ses supporters en fin de rencontre. La Russie doit maintenant confirmer contre le pays organisateur, mardi à Varsovie. La Pologne est revancharde, après son nul contre la Grèce (1-1), mais les faiblesses qu'elles a montrées pourraient lui coûter très cher contre Arshavin et compagnie.
Par AFP
Dick Advocaat avait raison. La Russie est bien la favorite de la poule A, comme le disait son sélectionneur néerlandais la veille du match. Grâce à des buts d'Alan Dzagoev (15e, 79e), Roman Shirokov (24e) et Roman Pavlyuchenko (82e), elle a surclassé l'équipe tchèque. Vaclav Pilar (51e) a juste redonné un peu d'espoir à la moitié tchèque d'un stade entièrement rouge. La Russie a confirmé en compétition les promesses entrevues lors de sa démonstration face à l'Italie (3-0) en amical, le 1er juin, et se pose en outsider de l'Euro, comme l'annonçait le malin Advocaat.
Son jeu de passes parfaitement huilé a désorienté la défense tchèque, qui a laissé son dernier rempart, le champion d'Europe - avec Chelsea - Petr Cech bien seul face aux vagues rouges. Le jeune Dzagoev (21 ans) a ouvert le score sur un mouvement fluide des Russes, initié par Konstantin Zyryanov, en reprenant dans le but une tête d'Alexander Kerzhakov repoussée par le poteau. Roman Shirokov a marqué sur une passe en profondeur d'Andrei Arshavin, avant la réduction du score en début de seconde période par Pilar, qui a évité la sortie de Vyacheslav Malafeev, le gardien du Zenit Saint-Pétersbourg, aligné à la place du titulaire habituel, Igor Akinfeev, qui se ressentait d'une vieille douleur de sa rupture des ligaments croisés d'un genou en août 2011.
Baros passe au travers
Malafeev a également brillé sur une frappe puissante du capitaine Tomas Rosicky (75e). La Russie est solide dans tous les compartiments du jeu. Dzagoev, le prodige du CSKA Moscou, a mis son équipe à l'abri à la conclusion d'un triangle amorcé par Shirokov et Pavlyuchenko, avant que l'attaquant de Tottenham, prêté au Lokomotiv Moscou, ne s'invente tout seul un but somptueux en se promenant dans la défense pour abattre Cech. Et dire que les Russes, notamment par Kerzhakov (33e, 64e, 70e), ont gâché pas mal d'occasions!
Mais côté tchèque Milan Baros n'a lui rien réussi du tout. Incertain jusqu'à la veille du match à cause d'une contracture à une cuisse, l'ancien lyonnais, qui évolue depuis 2008 au Galatasaray Istanbul, est passé complètement au travers de son match. Et il est sorti sous les sifflets de ses supporters en fin de rencontre. La Russie doit maintenant confirmer contre le pays organisateur, mardi à Varsovie. La Pologne est revancharde, après son nul contre la Grèce (1-1), mais les faiblesses qu'elles a montrées pourraient lui coûter très cher contre Arshavin et compagnie.
Par AFP
Ibra n'est pas prophète en son pays
Zlatan Ibrahimovic sera la superstar et le danger n°1 de la Suède à l'Euro 2012. Une situation qui peut paradoxalement poser problème à l'équipe, puisque l'attaquant rossonero crée une dépendance trop forte sur le terrain.
Pour la première fois en neuf ans, Zlatan Ibrahimovic n'a pas été sacré champion avec son club (même si les titres de 2005 et 2006 avec la Juve ont été retirés après l'affaire du Calciopoli). Et pourtant, les supporters rossoneri ne pourront pas blâmer le Suédois. "Ibra" a été la figure de proue du secteur offensif de l'AC Milan et a largement contribué à sa conquête de la deuxième place. Mais s'il a compilé 35 buts toutes compétitions confondues (28 en Serie A dont 10 sur penalty), l'attaquant lombard a éprouvé des difficultés dans les matches décisifs. Face aux petites équipes, en revanche, pas de problème. Mais la France et l'Angleterre n'en sont pas.
SA FORME DU MOMENT :
L'ancien Barcelonais a plutôt été régulier cette saison. Avec l'AC Milan, il a bien terminé l'exercice 2011-2012 et a pu profiter de plusieurs jours pour se reposer. Mercredi soir, il a ouvert le score face à l'Islande (victoire 3-2) en match de préparation, le dernier avant l'Euro pour les Scandinaves. Dans la foulée de sa reprise de volée victorieuse, il s'est même mué en passeur décisif pour Ola Toivonen.
SON EXPÉRIENCE EN GRANDES COMPÉTITIONS INTERNATIONALES :
D'abord refusé aux portes de la sélection de Bosnie-Herzégovine, Zlatan Ibrahimovic a connu des hauts et des bas sous la tunique suédoise. S'il est remplaçant lors de la Coupe du monde 2002 (il a alors vingt ans), on se souvient en revanche tous de son but en aile de pigeon inscrit face à l'Italie à l'Euro 2004. Malheureusement, il rate son tir au but lors de la séance fatidique en quart de finale face aux Pays-Bas. Deux ans plus tard, "Ibra" passe à côté de son Mondial allemand en ne trouvant aucune fois la faille malgré un statut de meilleur buteur lors des qualifications. A titre personnel, l'Euro 2008 lui laisse un meilleur souvenir : il inscrit deux réalisations mais la Suède ne franchit pas le premier tour. Les hommes d'Erik Hamrén ne s'étant pas qualifiés pour la Coupe du monde 2010, Zlatan Ibrahimovic va disputer en Pologne et en Ukraine son quatrième grand tournoi international.
SON REGISTRE EN SÉLECTION :
Si Zlatan Ibrahimovic est voué à occuper la pointe de l'attaque, le sélectionneur Erik Hamrén aime le faire jouer à un poste de meneur de jeu, derrière Johan Elmander. A cette place, il a notamment brillé lors d'un match de qualification en Croatie en inscrivant un but et une passe décisive. Mais cela n'éteint pas la dépendance de la sélection à son égard. Il aimante tous les ballons et quand il est dans un mauvais jour, c'est toute la Suède qui n'y arrive pas. "Des fois, l'équipe est même meilleure quand il ne joue carrément pas, nous assure Petra Thoren, journaliste du grand quotidien Aftonbladet. Il est très bon, mais c'est toujours délicat d'être dépendant d'un seul joueur." Le plus fâcheux, c'est que Zlatan Ibrahimovic a du mal face aux grosses nations, tout du moins celles à l'arrière-garde puissante. Face à de bons défenseurs, il est muselé, s'agace, joue de manière égoïste et donc brise l'élan collectif. Et la Suède se tire une balle dans le pied. Au cours des qualifications, "Ibra" n'a marqué aucun but contre le Portugal, le Danemark, l'Angleterre et les Pays-Bas. Les Oranje sont tout de même tombés face aux Suédois... mais alors qu'Ibracadabra ne jouait pas !
LA STAT : 16%
Zlatan Ibrahimovic a beau créer une dépendance au sein de sa sélection et avoir empilé les buts cette saison avec l'AC Milan, il n'a étrangement pas été l'homme de la campagne de qualifications. Il n'a inscrit que 16% des réalisations de la Suède. Soit 5 buts sur 31. Le bilan est tout de même honorable, mais d'un homme qui porte à bout de bras sa sélection, l'on pouvait s'attendre à un certain déséquilibre. A titre de comparaison, il a marqué 35% des buts de l'AC Milan cette saison.
Pour la première fois en neuf ans, Zlatan Ibrahimovic n'a pas été sacré champion avec son club (même si les titres de 2005 et 2006 avec la Juve ont été retirés après l'affaire du Calciopoli). Et pourtant, les supporters rossoneri ne pourront pas blâmer le Suédois. "Ibra" a été la figure de proue du secteur offensif de l'AC Milan et a largement contribué à sa conquête de la deuxième place. Mais s'il a compilé 35 buts toutes compétitions confondues (28 en Serie A dont 10 sur penalty), l'attaquant lombard a éprouvé des difficultés dans les matches décisifs. Face aux petites équipes, en revanche, pas de problème. Mais la France et l'Angleterre n'en sont pas.
SA FORME DU MOMENT :
L'ancien Barcelonais a plutôt été régulier cette saison. Avec l'AC Milan, il a bien terminé l'exercice 2011-2012 et a pu profiter de plusieurs jours pour se reposer. Mercredi soir, il a ouvert le score face à l'Islande (victoire 3-2) en match de préparation, le dernier avant l'Euro pour les Scandinaves. Dans la foulée de sa reprise de volée victorieuse, il s'est même mué en passeur décisif pour Ola Toivonen.
SON EXPÉRIENCE EN GRANDES COMPÉTITIONS INTERNATIONALES :
D'abord refusé aux portes de la sélection de Bosnie-Herzégovine, Zlatan Ibrahimovic a connu des hauts et des bas sous la tunique suédoise. S'il est remplaçant lors de la Coupe du monde 2002 (il a alors vingt ans), on se souvient en revanche tous de son but en aile de pigeon inscrit face à l'Italie à l'Euro 2004. Malheureusement, il rate son tir au but lors de la séance fatidique en quart de finale face aux Pays-Bas. Deux ans plus tard, "Ibra" passe à côté de son Mondial allemand en ne trouvant aucune fois la faille malgré un statut de meilleur buteur lors des qualifications. A titre personnel, l'Euro 2008 lui laisse un meilleur souvenir : il inscrit deux réalisations mais la Suède ne franchit pas le premier tour. Les hommes d'Erik Hamrén ne s'étant pas qualifiés pour la Coupe du monde 2010, Zlatan Ibrahimovic va disputer en Pologne et en Ukraine son quatrième grand tournoi international.
SON REGISTRE EN SÉLECTION :
Si Zlatan Ibrahimovic est voué à occuper la pointe de l'attaque, le sélectionneur Erik Hamrén aime le faire jouer à un poste de meneur de jeu, derrière Johan Elmander. A cette place, il a notamment brillé lors d'un match de qualification en Croatie en inscrivant un but et une passe décisive. Mais cela n'éteint pas la dépendance de la sélection à son égard. Il aimante tous les ballons et quand il est dans un mauvais jour, c'est toute la Suède qui n'y arrive pas. "Des fois, l'équipe est même meilleure quand il ne joue carrément pas, nous assure Petra Thoren, journaliste du grand quotidien Aftonbladet. Il est très bon, mais c'est toujours délicat d'être dépendant d'un seul joueur." Le plus fâcheux, c'est que Zlatan Ibrahimovic a du mal face aux grosses nations, tout du moins celles à l'arrière-garde puissante. Face à de bons défenseurs, il est muselé, s'agace, joue de manière égoïste et donc brise l'élan collectif. Et la Suède se tire une balle dans le pied. Au cours des qualifications, "Ibra" n'a marqué aucun but contre le Portugal, le Danemark, l'Angleterre et les Pays-Bas. Les Oranje sont tout de même tombés face aux Suédois... mais alors qu'Ibracadabra ne jouait pas !
LA STAT : 16%
Zlatan Ibrahimovic a beau créer une dépendance au sein de sa sélection et avoir empilé les buts cette saison avec l'AC Milan, il n'a étrangement pas été l'homme de la campagne de qualifications. Il n'a inscrit que 16% des réalisations de la Suède. Soit 5 buts sur 31. Le bilan est tout de même honorable, mais d'un homme qui porte à bout de bras sa sélection, l'on pouvait s'attendre à un certain déséquilibre. A titre de comparaison, il a marqué 35% des buts de l'AC Milan cette saison.
Toulouse au métier
Le Stade toulousain, champion en titre, s'est qualifié pour la finale du Top 14 en dominant Castres (24-15). Face à des Castrais entreprenants et décomplexés, les Toulousains ont souffert mais ont bâti leur succès sur un réalisme chirurgical.
Le Stade toulousain verra le Stade de France pour la deuxième année d'affilée. Favori de sa demi-finale, le champion en titre défendra bien son Brennus la semaine prochaine mais pour y parvenir, les hommes de Guy Novès ont souffert, même tremblé avant de prendre le large dans la dernière ligne droite, ébranlés par des Castrais décomplexés. Car s'il est un constat indéniable, c'est que cette demie aura été beaucoup plus équilibrée beaucoup le craignaient. Dans un match sans essai, le leader de la phase régulière a joué la carte de l'expérience et du pragmatisme pour s'assurer un succès salvateur et plutôt large dans la dernière demi-heure.
A la pause, Toulouse ne menait ainsi que de trois points (15-12). Et encore, cela ressemblait à cet instant à un petit miracle alors que le Stade était réduit à treize après les cartons jaunes successifs de Fritz (34e) et Matanavou (37e). Un petit miracle aussi, trois minutes seulement après une incroyable occasion d'essai manquée par Max Evans. Sur un exploit personnel, le centre écossais du CO perçait au large avant de revenir intérieur et de filer en solitaire dans l'en-but... Mais un retour inespéré de Vincent Clerc l'empêchait de marquer. Le reflet de cette rencontre, qui aura été celle des opportunités laissées en route par des Tarnais incapables de convertir leurs temps forts. En face, les Toulousains se sont appuyés sur une organisation défensive extrêmement efficace pour maîtriser les débats. Et aussi sur un Luke McAlister des grands soirs...
McAlister tue les espoirs castrais
Car Lionel Beauxis (sorti à la 51e) n'étant pas en réussite, c'est le All Black qui a rapidement ses responsabilités pour devenir le chef d'orchestre des siens, en plus du maître artilleur. Au final, un sans-faute au pied (six sur six) qui a notamment permis à son équipe de toujours prendre les devants au tableau d'affichage. C'est lui qui ouvrait le score dès la 7e avant de passer une deuxième pénalité cinq minutes plus tard (6-0). Les buteurs castrais, eux, étaient moins précis. Tour à tour, Romain Teulet et Pierre Bernard rataient les occasions de ramener leur formation à portée avant de trouver enfin la mire. Trois pénalités et un drop réussis avant la mi-temps contre quatre pénalités et un drop pour Toulouse. Et à la 47e, l'ouvreur du CO donnait même quelques frissons aux hommes de Guy Novès, chahutés durant une heure en conquête, puisque son coup de pied permettait à Castres de revenir à égalité (15-15).
Globalement dominateurs dans les zones de ruck, les Toulousains s'en remettaient donc à leur homme providentiel. Replacé à l'ouverture, McAlister réussissait deux nouvelles pénalités pour donner une avance confortable aux siens (62e, 21-15). Cela ne suffisait toutefois pas à freiner les velléités tarnaises, entrevues jusqu'au coup de sifflet final. Ce samedi, il était loin où en 2010, dans ce même Stadium de Toulouse, les troupes du duo Travers-Labit étaient totalement dépassés par l'équipe la plus titrée de l'Hexagone en match de barrage... Cette fois, le CO est tombé les armes à la main. Et c'est encore McAlister qui a tué ses ultimes espoirs (72e, 24-15). Désormais souverains, les Toulousains pouvaient même offrir une ovation à William Servat (78e) pour son ultime sortie dans la Ville rose... Avant de revoir une dernière fois le Stade de France.
Le Stade toulousain verra le Stade de France pour la deuxième année d'affilée. Favori de sa demi-finale, le champion en titre défendra bien son Brennus la semaine prochaine mais pour y parvenir, les hommes de Guy Novès ont souffert, même tremblé avant de prendre le large dans la dernière ligne droite, ébranlés par des Castrais décomplexés. Car s'il est un constat indéniable, c'est que cette demie aura été beaucoup plus équilibrée beaucoup le craignaient. Dans un match sans essai, le leader de la phase régulière a joué la carte de l'expérience et du pragmatisme pour s'assurer un succès salvateur et plutôt large dans la dernière demi-heure.
A la pause, Toulouse ne menait ainsi que de trois points (15-12). Et encore, cela ressemblait à cet instant à un petit miracle alors que le Stade était réduit à treize après les cartons jaunes successifs de Fritz (34e) et Matanavou (37e). Un petit miracle aussi, trois minutes seulement après une incroyable occasion d'essai manquée par Max Evans. Sur un exploit personnel, le centre écossais du CO perçait au large avant de revenir intérieur et de filer en solitaire dans l'en-but... Mais un retour inespéré de Vincent Clerc l'empêchait de marquer. Le reflet de cette rencontre, qui aura été celle des opportunités laissées en route par des Tarnais incapables de convertir leurs temps forts. En face, les Toulousains se sont appuyés sur une organisation défensive extrêmement efficace pour maîtriser les débats. Et aussi sur un Luke McAlister des grands soirs...
McAlister tue les espoirs castrais
Car Lionel Beauxis (sorti à la 51e) n'étant pas en réussite, c'est le All Black qui a rapidement ses responsabilités pour devenir le chef d'orchestre des siens, en plus du maître artilleur. Au final, un sans-faute au pied (six sur six) qui a notamment permis à son équipe de toujours prendre les devants au tableau d'affichage. C'est lui qui ouvrait le score dès la 7e avant de passer une deuxième pénalité cinq minutes plus tard (6-0). Les buteurs castrais, eux, étaient moins précis. Tour à tour, Romain Teulet et Pierre Bernard rataient les occasions de ramener leur formation à portée avant de trouver enfin la mire. Trois pénalités et un drop réussis avant la mi-temps contre quatre pénalités et un drop pour Toulouse. Et à la 47e, l'ouvreur du CO donnait même quelques frissons aux hommes de Guy Novès, chahutés durant une heure en conquête, puisque son coup de pied permettait à Castres de revenir à égalité (15-15).
Globalement dominateurs dans les zones de ruck, les Toulousains s'en remettaient donc à leur homme providentiel. Replacé à l'ouverture, McAlister réussissait deux nouvelles pénalités pour donner une avance confortable aux siens (62e, 21-15). Cela ne suffisait toutefois pas à freiner les velléités tarnaises, entrevues jusqu'au coup de sifflet final. Ce samedi, il était loin où en 2010, dans ce même Stadium de Toulouse, les troupes du duo Travers-Labit étaient totalement dépassés par l'équipe la plus titrée de l'Hexagone en match de barrage... Cette fois, le CO est tombé les armes à la main. Et c'est encore McAlister qui a tué ses ultimes espoirs (72e, 24-15). Désormais souverains, les Toulousains pouvaient même offrir une ovation à William Servat (78e) pour son ultime sortie dans la Ville rose... Avant de revoir une dernière fois le Stade de France.
L'Italie n'a pas la tête à ça
Perturbée par le scandale des matches truqués, l'Italie a pris l'eau face à la Russie (0-3), pour son unique match de préparation à l'Euro. Inquiétant à neuf jours de son entrée en lice face à l'Espagne.
Dans neuf jours, l'Italie débutera son Euro face à l'Espagne, le tenant du titre. Si, d'ici là, le scandale des matches truqués n'a pas définitivement convaincu Cesare Prandelli de renoncer au voyage en Pologne. Sur ce qu'il a vu vendredi soir, le sélectionneur de la Squadra a du mouron à se faire. A Zurich, les Italiens ont pris l'eau dans des proportions ahurissantes face à la Russie (0-3). Sans que cela ne souffre d'aucune contestation.
Dans neuf jours, l'Italie débutera son Euro face à l'Espagne, le tenant du titre. Si, d'ici là, le scandale des matches truqués n'a pas définitivement convaincu Cesare Prandelli de renoncer au voyage en Pologne. Sur ce qu'il a vu vendredi soir, le sélectionneur de la Squadra a du mouron à se faire. A Zurich, les Italiens ont pris l'eau dans des proportions ahurissantes face à la Russie (0-3). Sans que cela ne souffre d'aucune contestation.
Prandelli : "Si on ne doit pas aller à l'Euro..."
Salie par le scandale des matches truqués, l'Italie envisage de renoncer à l'Euro. "Ce ne serait pas un problème", a lâché Cesare Prandelli, le sélectionneur de la Squadra Azzurra.
Ses propos vont faire l'effet d'une bombe. Vendredi, sur la chaîne Rai Sport, Cesare Prandelli a évoqué la possibilité que l'Italie se retire de l'Euro 2012 pour laver l'affront du football transalpin, sali par le scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse". "Si pour le bien du football la Nazionale devait ne pas aller à l'Euro 2012, ce ne serait pas un problème", a lâché le sélectionneur transalpin avant le dernier match de préparation contre la Russie. Il y a des choses plus importantes. Je n'aime pas les croisades, j'aime les débats et pas les prises de positions sans tenir compte des conséquences. Je voudrais parler seulement de football, mais ce qui se passe nous contraint à parler d'autre chose."
Prandelli réagissait à la tempête déclenchée par la nouvelle vague d'arrestations lundi 28 mai, qui a notamment conduit le défenseur Domenico Criscito à être écarté de l'Euro car il a été cité comme témoin assisté dans l'enquête. Une polémique s'est enclenchée en Italie car un autre international, Leonardo Bonucci, doit être entendu par la police. Mais le cas de Criscito est avéré, alors que Bonucci devrait être entendu ultérieurement, dans le cadre d'une enquête menée par un autre parquet (Bari, et non Crémone comme pour Criscito). "Nous continuons à dire que ceux qui sont impliqués n'iront pas à l'Euro, a tonné Prandelli. Après, si on veut faire des croisades, alors faisons-les !"
Le sélectionneur est également revenu sur le cas de son gardien et capitaine, Gianluigi Buffon, au centre d'une polémique pour avoir versé 1,585 millions d'euros en 14 chèques à un centre de paris à Parme, entre janvier et septembre 2010. La police n'a rien retenu d'illégal mais l'image de "Gigi" s'en trouve brouillée. Les paris sur les résultats du foot sont interdits aux footballeurs en Italie depuis 2005, et interdits par l'UEFA et la Fifa, les fédérations européenne et internationale. Mais il n'est pas prouvé que Buffon a utilisé cet argent pour parier sur son sport. "Il est fort, il a beaucoup de personnalité, mais même pour lui un moment comme celui-là est lourd", a dit Prandelli.
Par AFP
Ses propos vont faire l'effet d'une bombe. Vendredi, sur la chaîne Rai Sport, Cesare Prandelli a évoqué la possibilité que l'Italie se retire de l'Euro 2012 pour laver l'affront du football transalpin, sali par le scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse". "Si pour le bien du football la Nazionale devait ne pas aller à l'Euro 2012, ce ne serait pas un problème", a lâché le sélectionneur transalpin avant le dernier match de préparation contre la Russie. Il y a des choses plus importantes. Je n'aime pas les croisades, j'aime les débats et pas les prises de positions sans tenir compte des conséquences. Je voudrais parler seulement de football, mais ce qui se passe nous contraint à parler d'autre chose."
Prandelli réagissait à la tempête déclenchée par la nouvelle vague d'arrestations lundi 28 mai, qui a notamment conduit le défenseur Domenico Criscito à être écarté de l'Euro car il a été cité comme témoin assisté dans l'enquête. Une polémique s'est enclenchée en Italie car un autre international, Leonardo Bonucci, doit être entendu par la police. Mais le cas de Criscito est avéré, alors que Bonucci devrait être entendu ultérieurement, dans le cadre d'une enquête menée par un autre parquet (Bari, et non Crémone comme pour Criscito). "Nous continuons à dire que ceux qui sont impliqués n'iront pas à l'Euro, a tonné Prandelli. Après, si on veut faire des croisades, alors faisons-les !"
Le sélectionneur est également revenu sur le cas de son gardien et capitaine, Gianluigi Buffon, au centre d'une polémique pour avoir versé 1,585 millions d'euros en 14 chèques à un centre de paris à Parme, entre janvier et septembre 2010. La police n'a rien retenu d'illégal mais l'image de "Gigi" s'en trouve brouillée. Les paris sur les résultats du foot sont interdits aux footballeurs en Italie depuis 2005, et interdits par l'UEFA et la Fifa, les fédérations européenne et internationale. Mais il n'est pas prouvé que Buffon a utilisé cet argent pour parier sur son sport. "Il est fort, il a beaucoup de personnalité, mais même pour lui un moment comme celui-là est lourd", a dit Prandelli.
Par AFP
Avec Benzema, Nasri et Ribéry
Laurent Blanc va aligner une équipe profondément remaniée pour France - Serbie, jeudi, par rapport à l'équipe qui a débuté contre l'Islande. Le sélectionneur devrait maintenir son 4-3-3 mais faire entrer Benzema, Nasri et Ribéry, notamment, dans son équipe de départ.
Quatre jours après avoir difficilement battu l'Islande à Valenciennes (3-2), l'équipe de France poursuit sa préparation. Jeudi à Reims, les Bleus affronteront la Serbie avec un visage quelque peu différent de celui de dimanche. Le système restera le même. Mais les têtes vont changer puisque des onze titulaires de dimanche, seuls quatre joueurs vont conserver leur place (Mexès, Cabaye, Nasri et Benzema). Pour le reste, Laurent Blanc va faire tourner pour donner du temps de jeu à certains et commencer à donner forme au onze qui défiera l'Angleterre le 11 juin.
Entré en jeu à un quart d'heure de la fin contre l'Islande, Franck Ribéry sera cette fois titulaire. Lors de la dernière séance, organisée à huis clos au stade du Touquet, le Bavarois, chasuble jaune sur le dos, a évolué avec les titulaires, aligné aux côtés de Karim Benzema notamment. Egalement entré au Hainaut, Florent Malouda débutera jeudi. Sans doute sur le côté droit de l'attaque, une position qu'il a déjà occupée à Minsk face à la Biélorussie ou à Montpellier face au Chili l'été dernier. Sinon à la gauche de Yann M'Vila, qui va faire son retour dimanche.
Mexès, pilier de la défense
Le Rennais, qui avait besoin de souffler, va reprendre sa place de sentinelle, aux côtés de Yohan Cabaye, qui montera d'un cran. Mercredi lors de la dernière séance d'entraînement, les deux hommes ont été alignés ensemble. Pour les accompagner, soit Samir Nasri, soit Florent Malouda. Les deux hommes seront titulaires. Reste à savoir si Blanc préférera muscler son coeur du jeu avec l'homme de Chelsea ou être plus "joueur" avec le Mancunien.
De la base défensive qui avait connu quelques soucis dimanche, seul Philippe Mexès devrait être conservé. Le défenseur du Milan AC a besoin de temps de jeu alors qu'Adil Rami, lui, devrait se reposer après une saison éreintante. Pour le remplacer, une seule solution en la personne de Laurent Koscielny, qui devrait prendre l'axe gauche de la défense et "pousser" Mexès" à droite. Sur les côtés, Gaël Clichy et Anthony Réveillère devraient suppléer Patrice Evra et Mathieu Debuchy tandis qu'Hugo Lloris, capitaine des Bleus, fera son grand retour dans les buts.
La compo des Bleus probable face à la Serbie: Lloris - Réveillère, Mexès, Koscielny, Clichy - Nasri (ou Malouda), M'Vila, Cabaye - Malouda (ou Nasri), Benzema, Ribéry
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial au Touquet
Quatre jours après avoir difficilement battu l'Islande à Valenciennes (3-2), l'équipe de France poursuit sa préparation. Jeudi à Reims, les Bleus affronteront la Serbie avec un visage quelque peu différent de celui de dimanche. Le système restera le même. Mais les têtes vont changer puisque des onze titulaires de dimanche, seuls quatre joueurs vont conserver leur place (Mexès, Cabaye, Nasri et Benzema). Pour le reste, Laurent Blanc va faire tourner pour donner du temps de jeu à certains et commencer à donner forme au onze qui défiera l'Angleterre le 11 juin.
Entré en jeu à un quart d'heure de la fin contre l'Islande, Franck Ribéry sera cette fois titulaire. Lors de la dernière séance, organisée à huis clos au stade du Touquet, le Bavarois, chasuble jaune sur le dos, a évolué avec les titulaires, aligné aux côtés de Karim Benzema notamment. Egalement entré au Hainaut, Florent Malouda débutera jeudi. Sans doute sur le côté droit de l'attaque, une position qu'il a déjà occupée à Minsk face à la Biélorussie ou à Montpellier face au Chili l'été dernier. Sinon à la gauche de Yann M'Vila, qui va faire son retour dimanche.
Mexès, pilier de la défense
Le Rennais, qui avait besoin de souffler, va reprendre sa place de sentinelle, aux côtés de Yohan Cabaye, qui montera d'un cran. Mercredi lors de la dernière séance d'entraînement, les deux hommes ont été alignés ensemble. Pour les accompagner, soit Samir Nasri, soit Florent Malouda. Les deux hommes seront titulaires. Reste à savoir si Blanc préférera muscler son coeur du jeu avec l'homme de Chelsea ou être plus "joueur" avec le Mancunien.
De la base défensive qui avait connu quelques soucis dimanche, seul Philippe Mexès devrait être conservé. Le défenseur du Milan AC a besoin de temps de jeu alors qu'Adil Rami, lui, devrait se reposer après une saison éreintante. Pour le remplacer, une seule solution en la personne de Laurent Koscielny, qui devrait prendre l'axe gauche de la défense et "pousser" Mexès" à droite. Sur les côtés, Gaël Clichy et Anthony Réveillère devraient suppléer Patrice Evra et Mathieu Debuchy tandis qu'Hugo Lloris, capitaine des Bleus, fera son grand retour dans les buts.
La compo des Bleus probable face à la Serbie: Lloris - Réveillère, Mexès, Koscielny, Clichy - Nasri (ou Malouda), M'Vila, Cabaye - Malouda (ou Nasri), Benzema, Ribéry
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial au Touquet
Match Italy vs Luxembourg cancelled after the Earthquake in Italy!
Match cancelled after the Earthquake in Italy! The national and the earthquake - The massive earthquake that at 9 o'clock in the morning made the earth tremble and holding for several seconds, was felt also in Parma, where, tonight was supposed to play in the national team friendly against Luxembourg in its path closer to Euro 2012. The friendly scheduled tonight at the Tardini in fact has been cancelled. This was decided by the Football Association, in agreement with the City Hall, the Prefecture and the Province of Parma, after the earthquake that struck the region of Emilia.
Les Bleus ont mis le turbo
Menée (0-2) à la pause, la France a arraché la victoire (3-2) face à l'Islande dans les dernières minutes en match de préparation à l'Euro.
L'équipe de France a démarré poussivement sa préparation à l'Euro 2012. A moins de deux semaines du coup d'envoi de l'épreuve, l'équipe de Laurent Blanc a arraché une courte victoire face à l'Islande en amical à Valenciennes (3-2). Fébriles en défense, sans impact au milieu, les Bleus ont rejoint les vestiaires avec deux buts de retard avant de renverser la situation en deuxième période avec des buts de Debuchy, Ribéry et Rami. Il leur faudra cependant hausser le niveau face à la Serbie, un adversaire a priori plus coriace, jeudi à Reims.
Par Vincent BREGEVIN
L'équipe de France a démarré poussivement sa préparation à l'Euro 2012. A moins de deux semaines du coup d'envoi de l'épreuve, l'équipe de Laurent Blanc a arraché une courte victoire face à l'Islande en amical à Valenciennes (3-2). Fébriles en défense, sans impact au milieu, les Bleus ont rejoint les vestiaires avec deux buts de retard avant de renverser la situation en deuxième période avec des buts de Debuchy, Ribéry et Rami. Il leur faudra cependant hausser le niveau face à la Serbie, un adversaire a priori plus coriace, jeudi à Reims.
Par Vincent BREGEVIN
L'Allemagne orpheline
Sans les joueurs du Bayern, l'Allemagne s'est inclinée en Suisse (5-3) en match de préparation à l'Euro. Sa défense a franchement inquiété.
L'Allemagne n'a pas abordé de manière idéale ses matches de préparation à l'Euro 2012. A Bâle, le vice-champion d'Europe en titre a subi la loi d'une équipe de Suisse très entreprenante (5-3). La Nati a notamment su exploiter les largesses d'une défense allemande il est vrai diminuée par l'absence des joueurs du Bayern Munich (Neuer, Lahm, Badstuber, Boateng). Eren Derdiyok en a profité pour donner un break d'avance à sa formation en deux minutes, sur deux services de Tranquillo Barnetta (1-0, 21e puis 2-0, 23e) au coeur d'une charnière centrale aux abois.
L'attaquant suisse a remis ça en début de deuxième période (3-1, 50e), suite à un coup de pied arrêté, alors que Mats Hummels (2-1, 45e) avait permis à l'Allemagne de réduire la marque juste avant la pause. L'équipe de Löw est revenue à un but à deux reprises, d'abord grâce à une erreur de Diego Benaglio sur une frappe d'André Schürrle (3-2, 64e), puis avec la première réalisation en sélection de Marco Reus (4-3, 72e).
Entre temps, Stephan Lichtsteiner avait permis à la Suisse de reprendre ses distances (4-2, 67e). Et Admir Mehmedi, au terme d'une belle combinaison sur coup franc, a parachevé le succès de la Nati au nez et à la barbe d'une défense allemande encore dépassée (5-3, 76e). Le retour des joueurs du Bayern pour le prochain match amical face à Israël, le 31 mai à Lepizig, devrait faire du bien à la Mannschäft.
Par V.B.
L'Allemagne n'a pas abordé de manière idéale ses matches de préparation à l'Euro 2012. A Bâle, le vice-champion d'Europe en titre a subi la loi d'une équipe de Suisse très entreprenante (5-3). La Nati a notamment su exploiter les largesses d'une défense allemande il est vrai diminuée par l'absence des joueurs du Bayern Munich (Neuer, Lahm, Badstuber, Boateng). Eren Derdiyok en a profité pour donner un break d'avance à sa formation en deux minutes, sur deux services de Tranquillo Barnetta (1-0, 21e puis 2-0, 23e) au coeur d'une charnière centrale aux abois.
L'attaquant suisse a remis ça en début de deuxième période (3-1, 50e), suite à un coup de pied arrêté, alors que Mats Hummels (2-1, 45e) avait permis à l'Allemagne de réduire la marque juste avant la pause. L'équipe de Löw est revenue à un but à deux reprises, d'abord grâce à une erreur de Diego Benaglio sur une frappe d'André Schürrle (3-2, 64e), puis avec la première réalisation en sélection de Marco Reus (4-3, 72e).
Entre temps, Stephan Lichtsteiner avait permis à la Suisse de reprendre ses distances (4-2, 67e). Et Admir Mehmedi, au terme d'une belle combinaison sur coup franc, a parachevé le succès de la Nati au nez et à la barbe d'une défense allemande encore dépassée (5-3, 76e). Le retour des joueurs du Bayern pour le prochain match amical face à Israël, le 31 mai à Lepizig, devrait faire du bien à la Mannschäft.
Par V.B.
Le Barça soigne sa sortie
A Madrid, les Blaugranas ont offert un beau cadeau d'adieu à Pep Guardiola en remportant la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao (3-0).
Le FC Barcelone a bouclé sa saison sur un sourire. Après les échecs subis en Liga (deuxième derrière le Real Madrid) et en Ligue des champions (élimination par Chelsea en demi-finale), le Barça s'est consolé en remportant facilement la finale de la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao (3-0), au stade Vicente-Calderon de Madrid. Avec, à la clé, un doublé de Pedro et un but de Lionel Messi. Après la Supercoupe d'Espagne, la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs, les Blaugranas ont ainsi gagné leur quatrième titre de la saison et offert un beau succès à Josep Guardiola pour son ultime apparition sur le banc catalan.
Le Barça a signé l'entame de match idéale pour aller chercher la 26e Coupe du Roi de son histoire, à l'image d'une frappe enveloppée de Messi qui a failli faire mouche après seulement 25 secondes de jeu. Si l'Argentin s'est mis en évidence, cette finale a surtout permis de confirmer le retour en grande forme de Pedro. Après une première tentative contrée, l'attaquant barcelonais a ouvert la marque en reprenant un corner mal dégagé par la défense basque (1-0, 3e). L'international espagnol a ainsi réussi le tour de force de marquer en finale de la Coupe du Roi, de la Ligue des champions, du Mondial des clubs, de la Supercoupe d'Espagne et de la Supercoupe d'Europe.
Après la C3, Bilbao passe encore à côté
"Pedrito" s'est même offert le luxe de signer un doublé d'un jolie ballon enroulé du pied gauche sur un service de Messi (3-0, 24e). Auparavant, l'Argentin avait déjà doublé la mise pour un Barça ultra-dominateur, en trouvant les filets d'une frappe à bout portant sur un service impeccable d'Andres Iniesta (2-0, 20e) pour signer son 73e but de la saison. Malgré quelques prouesses de Gorka Iraizoz, notamment sur un tir de Messi (16e), et une belle frappe de Xavi légèrement au-dessus (18e), le Barça avait déjà plié le match avant la demi-heure de jeu face à des Basques méconnaissables, et privés d'un penalty assez net pour un accrochage de Gerard Piqué sur Fernando Llorente (28e).
L'équipe de Marcelo Bielsa, déjà laminée en finale de la Ligue Europa par l'Atletico Madrid (3-0), est une nouvelle fois passée à côté de l'événement. Les absences d'Ander Iturraspe et d'Ander Herrera, deux éléments clés de l'entrejeu des Lions, peuvent en partie expliquer pour l'Athletic n'a jamais pu rivaliser avec le Barça au milieu. L'entrée d'Herrera en deuxième période a ainsi redonné un peu de tonus à l'attaque basque. Mais Ibai Gomez, seul face à Pinto sur une ouverture de son milieu de terrain, n'a pu trouver le cadre et redonner un semblant d'espoir à Bilbao. La pression basque est restée vaine face à des Barcelonais qui n'ont pas manqué l'occasion d'effacer le revers subi face au Real (1-0 a.p.) en finale de la même épreuve l'année passée.
Le FC Barcelone a bouclé sa saison sur un sourire. Après les échecs subis en Liga (deuxième derrière le Real Madrid) et en Ligue des champions (élimination par Chelsea en demi-finale), le Barça s'est consolé en remportant facilement la finale de la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao (3-0), au stade Vicente-Calderon de Madrid. Avec, à la clé, un doublé de Pedro et un but de Lionel Messi. Après la Supercoupe d'Espagne, la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs, les Blaugranas ont ainsi gagné leur quatrième titre de la saison et offert un beau succès à Josep Guardiola pour son ultime apparition sur le banc catalan.
Le Barça a signé l'entame de match idéale pour aller chercher la 26e Coupe du Roi de son histoire, à l'image d'une frappe enveloppée de Messi qui a failli faire mouche après seulement 25 secondes de jeu. Si l'Argentin s'est mis en évidence, cette finale a surtout permis de confirmer le retour en grande forme de Pedro. Après une première tentative contrée, l'attaquant barcelonais a ouvert la marque en reprenant un corner mal dégagé par la défense basque (1-0, 3e). L'international espagnol a ainsi réussi le tour de force de marquer en finale de la Coupe du Roi, de la Ligue des champions, du Mondial des clubs, de la Supercoupe d'Espagne et de la Supercoupe d'Europe.
Après la C3, Bilbao passe encore à côté
"Pedrito" s'est même offert le luxe de signer un doublé d'un jolie ballon enroulé du pied gauche sur un service de Messi (3-0, 24e). Auparavant, l'Argentin avait déjà doublé la mise pour un Barça ultra-dominateur, en trouvant les filets d'une frappe à bout portant sur un service impeccable d'Andres Iniesta (2-0, 20e) pour signer son 73e but de la saison. Malgré quelques prouesses de Gorka Iraizoz, notamment sur un tir de Messi (16e), et une belle frappe de Xavi légèrement au-dessus (18e), le Barça avait déjà plié le match avant la demi-heure de jeu face à des Basques méconnaissables, et privés d'un penalty assez net pour un accrochage de Gerard Piqué sur Fernando Llorente (28e).
L'équipe de Marcelo Bielsa, déjà laminée en finale de la Ligue Europa par l'Atletico Madrid (3-0), est une nouvelle fois passée à côté de l'événement. Les absences d'Ander Iturraspe et d'Ander Herrera, deux éléments clés de l'entrejeu des Lions, peuvent en partie expliquer pour l'Athletic n'a jamais pu rivaliser avec le Barça au milieu. L'entrée d'Herrera en deuxième période a ainsi redonné un peu de tonus à l'attaque basque. Mais Ibai Gomez, seul face à Pinto sur une ouverture de son milieu de terrain, n'a pu trouver le cadre et redonner un semblant d'espoir à Bilbao. La pression basque est restée vaine face à des Barcelonais qui n'ont pas manqué l'occasion d'effacer le revers subi face au Real (1-0 a.p.) en finale de la même épreuve l'année passée.
Blanc n'a pas choisi
Enfin du concret. En voyant débarquer tous leurs partenaires à Clairefontaine ce jeudi midi (sauf Ribéry), les Bleus qui ont suivi le stage de préparation dès le premier jour ont pu, enfin, matérialiser leur entrée dans l'Euro. Laurent Blanc, lui, a révélé les grandes lignes de la montée en puissance qu'il projette pour ses 26 joueurs, bientôt réduits à 23, entre le France - Islande de dimanche et le France - Angleterre du 11 juin. Une période cruciale puisque, ainsi qu'il la reconnu sous le soleil estival de la forêt des Yvelines, il ne sait pas encore quels seront les trois noms qu'il retranchera de sa liste dans quatre jours, ni quels seront les onze qu'il alignera sur la feuille de match face à l'équipe de Roy Hogdson. Le temps s'accélère et les heures à venir seront cruciales quant au visage qu'auront les Bleus à l'Euro.
"J'ai des idées, mais elles ne sont pas arrêtées, a assuré le sélectionneur des Bleus quand il a été interrogé sur l'identité des trois recalés pour sa liste finale. Il peut se passer plein de choses pendant les matches et les entraînements. On a déjà vu des joueurs qui ont obtenu leur présence à l'Euro durant le stage. Je pense à Gomis, qui avait réalisé un doublé contre l'Equateur en 2008. On peut penser qu'il a gagné sa place là. Tout peut arriver." De fait, cela laissera plus de chances d'émerger aux joueurs qui joueront à Valenciennes, dimanche contre l'Islande. Ils devraient être nombreux : dans son plan d'évolution jusqu'à France - Angleterre, Blanc a prévu de consacrer un match - le prochain - à la distribution de temps de jeu à ceux qui ont le plus besoin. Pour France - Serbie (le 31 mai) et France - Estonie (3 juin), on se rapprochera du onze de départ programmé pour débuter l'Euro. "Au premier match, il faudra faire en sorte que les joueurs aient pu récupérer de leur saison. A partir du deuxième, on sera plus en position de préparation. Le but c'est d'arriver à l'Estonie avec la majorité des joueurs que tu penses faire débuter contre l'Angleterre."
Une colonne vertébrale, et bien des mystères
Encore faut-il que la liste des onze élus soit, elle aussi, connue. Il y a de la marge. "Je ne sais pas encore, lâche Blanc. J'ai des idées mais je veux encore voir ce qui va se passer aux entraînements. Il y a l'état de forme des joueurs auxquels tu ne pensais pas au départ, d'autres qui n'y étaient pas mais peuvent démontrer une grande forme. Je ne veux surtout pas dire : 'J'ai mon équipe'. Peu de sélectionneurs réfléchissent comme ça." Blanc, depuis, sa prise de fonction, n'a réellement déterminé qu'une épine dorsale et pas une équipe-type : Lloris et Benzema sont les deux seuls noms qu'il a livrés lorsqu'il s'est agi de parler de la colonne vertébrale de l'équipe. Une liste à laquelle peuvent s'ajouter les noms de M'Vila (joueur le plus utilisé depuis sa prise de fonctions), ainsi que Rami et Mexès, ses défenseurs centraux privilégiés. Au-delà ? Mystère. Sauf probablement pour Ribéry et Evra.
Interrogé sur la structure de sa liste, et notamment le nombre de joueurs qu'il retiendrait par poste, Blanc a d'ailleurs laissé entendre qu'il ne l'avait pas déterminée non plus. "Il y aura une réflexion à avoir sur l'équilibre de l'équipe, et notamment pour savoir si on double tous les postes de derrière et si on double tous les postes devant. On y a déjà beaucoup réfléchi mais si je double tous les postes, on se retrouve à 25..." La différence avec les 23 ? Les postes de meneurs de jeu axiaux peut-être... Cette déclaration relance en tout cas l'hypothèse d'une prime à la polyvalence et d'une organisation de jeu pas encore arrêtée. Cette question de la structure de la liste est centrale. Si Blanc double les postes en défense et en attaque, c'est au milieu qu'il faut s'attendre à plus de "dégâts" (Martin, Gourcuff, Matuidi, Valbuena...). Dans le cas contraire, s'il envisage par exemple de se contenter de sept défenseurs, les noms de Clichy, Yanga-Mbiwa ou Réveillère pourraient devenir fragiles.
Une chose est sûre : malgré la tension inhérente à ce genre de situation, le sélectionneur ne pâlit pas à l'idée de devoir annoncer la mauvaise nouvelle aux malheureux élus, comme l'ont fait avant lui, dans des circonstances parfois épiques, Jacquet, Lemerre, Santini ou Domenech. "On leur dira. Que faire d'autre ? C'est désagréable mais on ne fait pas que des choses agréables dans ce métier. Quand il faut prendre ses responsabilités, on les prend. En club (à Bordeaux), il y a avait des joueurs à ne pas renouveler, on l'a fait, c'est comme ça, et ce n'est pas de gaieté de coeur. On n'ira pas taper à leur porte mais on leur dira quand même." La décision sera prise selon toute vraisemblance le lundi 28 mai. Le lendemain de France - Islande. La veille de la date limite fixée par l'UEFA.
"J'ai des idées, mais elles ne sont pas arrêtées, a assuré le sélectionneur des Bleus quand il a été interrogé sur l'identité des trois recalés pour sa liste finale. Il peut se passer plein de choses pendant les matches et les entraînements. On a déjà vu des joueurs qui ont obtenu leur présence à l'Euro durant le stage. Je pense à Gomis, qui avait réalisé un doublé contre l'Equateur en 2008. On peut penser qu'il a gagné sa place là. Tout peut arriver." De fait, cela laissera plus de chances d'émerger aux joueurs qui joueront à Valenciennes, dimanche contre l'Islande. Ils devraient être nombreux : dans son plan d'évolution jusqu'à France - Angleterre, Blanc a prévu de consacrer un match - le prochain - à la distribution de temps de jeu à ceux qui ont le plus besoin. Pour France - Serbie (le 31 mai) et France - Estonie (3 juin), on se rapprochera du onze de départ programmé pour débuter l'Euro. "Au premier match, il faudra faire en sorte que les joueurs aient pu récupérer de leur saison. A partir du deuxième, on sera plus en position de préparation. Le but c'est d'arriver à l'Estonie avec la majorité des joueurs que tu penses faire débuter contre l'Angleterre."
Une colonne vertébrale, et bien des mystères
Encore faut-il que la liste des onze élus soit, elle aussi, connue. Il y a de la marge. "Je ne sais pas encore, lâche Blanc. J'ai des idées mais je veux encore voir ce qui va se passer aux entraînements. Il y a l'état de forme des joueurs auxquels tu ne pensais pas au départ, d'autres qui n'y étaient pas mais peuvent démontrer une grande forme. Je ne veux surtout pas dire : 'J'ai mon équipe'. Peu de sélectionneurs réfléchissent comme ça." Blanc, depuis, sa prise de fonction, n'a réellement déterminé qu'une épine dorsale et pas une équipe-type : Lloris et Benzema sont les deux seuls noms qu'il a livrés lorsqu'il s'est agi de parler de la colonne vertébrale de l'équipe. Une liste à laquelle peuvent s'ajouter les noms de M'Vila (joueur le plus utilisé depuis sa prise de fonctions), ainsi que Rami et Mexès, ses défenseurs centraux privilégiés. Au-delà ? Mystère. Sauf probablement pour Ribéry et Evra.
Interrogé sur la structure de sa liste, et notamment le nombre de joueurs qu'il retiendrait par poste, Blanc a d'ailleurs laissé entendre qu'il ne l'avait pas déterminée non plus. "Il y aura une réflexion à avoir sur l'équilibre de l'équipe, et notamment pour savoir si on double tous les postes de derrière et si on double tous les postes devant. On y a déjà beaucoup réfléchi mais si je double tous les postes, on se retrouve à 25..." La différence avec les 23 ? Les postes de meneurs de jeu axiaux peut-être... Cette déclaration relance en tout cas l'hypothèse d'une prime à la polyvalence et d'une organisation de jeu pas encore arrêtée. Cette question de la structure de la liste est centrale. Si Blanc double les postes en défense et en attaque, c'est au milieu qu'il faut s'attendre à plus de "dégâts" (Martin, Gourcuff, Matuidi, Valbuena...). Dans le cas contraire, s'il envisage par exemple de se contenter de sept défenseurs, les noms de Clichy, Yanga-Mbiwa ou Réveillère pourraient devenir fragiles.
Une chose est sûre : malgré la tension inhérente à ce genre de situation, le sélectionneur ne pâlit pas à l'idée de devoir annoncer la mauvaise nouvelle aux malheureux élus, comme l'ont fait avant lui, dans des circonstances parfois épiques, Jacquet, Lemerre, Santini ou Domenech. "On leur dira. Que faire d'autre ? C'est désagréable mais on ne fait pas que des choses agréables dans ce métier. Quand il faut prendre ses responsabilités, on les prend. En club (à Bordeaux), il y a avait des joueurs à ne pas renouveler, on l'a fait, c'est comme ça, et ce n'est pas de gaieté de coeur. On n'ira pas taper à leur porte mais on leur dira quand même." La décision sera prise selon toute vraisemblance le lundi 28 mai. Le lendemain de France - Islande. La veille de la date limite fixée par l'UEFA.
Puel tout près de Nice
Le président de l'OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, a confirmé mercredi que les discussions avec l'ancien entraîneur de Lyon, Claude Puel, devraient être finalisées jeudi pour un contrat d'au moins deux ans.
Nice et Puel, l'affaire est presque dans le sac. "Je pense que le dossier sera bouclé jeudi matin", a déclaré Jean-Pierrre Rivère, président de l'OGCN, qui ne cache pas avoir été séduit par le travail réalisé par Puel à Lille, où il est resté de 2002 à 2008 avant de rejoindre l'Olympique Lyonnais. Après un an de présidence du GYM, une saison difficile avec le maintien en Ligue 1 assuré à la 38e journée (victoire à Lyon 4-3), une "période d'observation dans un train pris en marche", le patron du club niçois a annoncé "venu le temps des décisions pour structurer et professionnaliser" la maison.
La première de ses décisions semble sans surprise être l'engagement de Claude Puel qui devrait prendre dès jeudi la succession de René Marsiglia, non reconduit lundi à son poste d'entraîneur des pros azuréens. L'entrevue de bilan et perspectives initialement prévue mercredi avec Eric Roy, directeur sportif qui serait sur la sellette, est repoussée à début juin, selon Rivère.
Porté depuis plusieurs semaines par la rumeur, Claude Puel, 50 ans, libre depuis son licenciement du poste de manager général de Lyon en juillet 2011, est donc en passe de retrouver la Côte d'Azur de ses débuts de footballeur pro et de technicien. Emblématique joueur puis cadre à Monaco pendant 20 ans, l'ex-entraîneur de Lille et de l'OL, Puel devrait avoir à Nice les coudées franches au plan sportif, comme ce fut le cas au LOSC.
Avec un gros chantier devant lui, reconnaît le patron de l'OGCN, "un peu inquiet de devoir de nouveau rebâtir une équipe". Six Niçois sont en fin de contrat, des recrues de l'été dernier ont peu satisfait (Abriel, Meriem, R. Fernandez, Guié Guié) et les Aiglons les plus en vue de la saison (Mounier, Ospina, Civelli) ne manquent pas de sollicitations. Le recrutement sera donc important mais s'effectuera sans rallonge financière de l'actionnaire majoritaire.
Marsiglia a de son côté annoncé mercredi son départ définitif de l'OGCN à l'issue d'une rencontre avec Jean-Pierre Rivère et le directeur général Julien Fournier pour une éventuelle affectation à un autre poste. "Mon aventure à l'OGCN s'arrête aujourd'hui", a lâché le technicien, visiblement ébranlé, qui a assuré le maintien de l'équipe niçoise lors d'une mission commencée en novembre 2011.
Eurosport - AFP
Nice et Puel, l'affaire est presque dans le sac. "Je pense que le dossier sera bouclé jeudi matin", a déclaré Jean-Pierrre Rivère, président de l'OGCN, qui ne cache pas avoir été séduit par le travail réalisé par Puel à Lille, où il est resté de 2002 à 2008 avant de rejoindre l'Olympique Lyonnais. Après un an de présidence du GYM, une saison difficile avec le maintien en Ligue 1 assuré à la 38e journée (victoire à Lyon 4-3), une "période d'observation dans un train pris en marche", le patron du club niçois a annoncé "venu le temps des décisions pour structurer et professionnaliser" la maison.
La première de ses décisions semble sans surprise être l'engagement de Claude Puel qui devrait prendre dès jeudi la succession de René Marsiglia, non reconduit lundi à son poste d'entraîneur des pros azuréens. L'entrevue de bilan et perspectives initialement prévue mercredi avec Eric Roy, directeur sportif qui serait sur la sellette, est repoussée à début juin, selon Rivère.
Porté depuis plusieurs semaines par la rumeur, Claude Puel, 50 ans, libre depuis son licenciement du poste de manager général de Lyon en juillet 2011, est donc en passe de retrouver la Côte d'Azur de ses débuts de footballeur pro et de technicien. Emblématique joueur puis cadre à Monaco pendant 20 ans, l'ex-entraîneur de Lille et de l'OL, Puel devrait avoir à Nice les coudées franches au plan sportif, comme ce fut le cas au LOSC.
Avec un gros chantier devant lui, reconnaît le patron de l'OGCN, "un peu inquiet de devoir de nouveau rebâtir une équipe". Six Niçois sont en fin de contrat, des recrues de l'été dernier ont peu satisfait (Abriel, Meriem, R. Fernandez, Guié Guié) et les Aiglons les plus en vue de la saison (Mounier, Ospina, Civelli) ne manquent pas de sollicitations. Le recrutement sera donc important mais s'effectuera sans rallonge financière de l'actionnaire majoritaire.
Marsiglia a de son côté annoncé mercredi son départ définitif de l'OGCN à l'issue d'une rencontre avec Jean-Pierre Rivère et le directeur général Julien Fournier pour une éventuelle affectation à un autre poste. "Mon aventure à l'OGCN s'arrête aujourd'hui", a lâché le technicien, visiblement ébranlé, qui a assuré le maintien de l'équipe niçoise lors d'une mission commencée en novembre 2011.
Eurosport - AFP
Benzema : "On peut faire quelque chose de beau"
Mardi 22 mai 2012 - 20:11
Autorisé à quitter Clairefontaine ce mardi pour des obligations avec son équipementier, Karim Benzema a évoqué l'Euro 2012 qu'il prépare avec l'équipe de France. Pas capitaine mais leader, l'attaquant du Real Madrid est heureux d'évoluer avec ses potes de la génération 87, Nasri, Ben Arfa et Ménez, et ne cache pas qu'il rêve de remporter le tournoi continental. En tout cas, l'ancien Lyonnais y croit.
Leadership et capitanat
Karim Benzema est assurément le chef de file de l’équipe de France pour l’Euro 2012. L’attaquant du Real Madrid ne fait pas partie des potentiels capitaines choisis par Laurent Blanc, mais il est bien attendu comme le leader technique des Bleus en Pologne et en Ukraine. L’ancien Lyonnais a probablement été le meilleur Français sur l’ensemble de la saison, livrant son meilleur exercice depuis son arrivée dans la capitale espagnole, et devrait logiquement être considéré comme le "patron" des Tricolores ces prochaines semaines. "Le patron, le patron... je ne sais pas. Je me prépare pour être bien, comme toute l'équipe. Je ne me mets aucune pression, je vais tout faire pour être à la hauteur", explique le buteur ce mardi, alors qu’il a été autorisé à s’absenter de Clairefontaine pour les besoins de son équipementier.
Laurent Blanc ne lui demande en tout cas pas directement d’être un leader : "C'est naturel, ça. Oui, sur le terrain je parle, en-dehors, ça m'arrive de parler. Mais là où je suis le plus performant, c'est sur le terrain." S’exprimer en dehors du pré, c’est ce que ne fait surement pas assez Hugo Lloris, le porteur officiel du brassard lors des rencontres, mais Benzema ne le considère pas pour autant comme un capitaine par défaut : "C'est un bon capitaine. Bon, c'est vrai qu'en dehors du terrain il ne s'exprime pas tout le temps, mais sur le terrain, on l'entend, et avant les matchs on l'entend aussi. C'est un bon capitaine pour l'équipe de France."
Les retrouvailles de la génération 1987
Karim Benzema n’est pas le seul homme fort de l’équipe de France, mais représente plus largement la prise de pouvoir de la génération 1987, qu’il compose avec Samir Nasri, Hatem Ben Arfa et Jérémy Ménez, tous sacrés champions d’Europe des moins de 17 ans ensemble en 2004. Des potes que le Madrilène est heureux de retrouver : "On se connaît bien, on a beaucoup joué ensemble, on a été champions d'Europe en moins de 17 ans. On a tous grandi et fait notre chemin. Je suis très content de retrouver ces joueurs. On peut faire quelque chose de beau. J'espère qu'on va tous jouer ensemble. On attend beaucoup de nous, mais il ne faut pas mettre la pression sur cette génération. On est un groupe, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de talent dans cette génération." Si Laurent Blanc a la possibilité de les aligner tous les quatre ensemble, Benzema pourrait également avoir à évoluer aux côtés d’Olivier Giroud à certains moments, en fonction du score. La compatibilité entre les deux attaquants reste à prouver : "Je n'ai pas encore joué avec lui. C'est un bon attaquant, il a marqué beaucoup de buts cette saison, il a été bon en équipe de France quand on a fait appel à lui. C'est un autre style. Jouer ensemble, il faut le demander au sélectionneur."
Des rêves d’Euro ... et de Ballon d’Or
L’équipe de France ne fait pas figure de favorite pour remporter l’Euro 2012, statut réservé à un trio Espagne – Pays-Bas – Allemagne qui semble réellement au-dessus du lot, mais cette situation n’empêche pas Karim Benzema de penser à la victoire finale : "On a toujours des rêves, et tout le monde rêve de gagner cette compétition. Il faut déjà remporter le premier match." Après avoir été sacré champion d’Espagne avec le Real Madrid il y a quelques semaines, un succès en finale à l’Euro assorti de grosses prestations individuelles pourraient faire de l’attaquant l’un des favoris pour remporter le prochain Ballon d’Or. Mais si celui-ci semble une nouvelle fois promis à Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo, l’ancien Lyonnais ne désespère pas d’y inscrire son nom un jour : "Tous les joueurs ont des objectifs dans la tête. Pour moi, un joueur doit avoir cet objectif d'être le meilleur joueur du monde à un moment. J'y pense souvent, et je travaille pour essayer de l'avoir."
Autorisé à quitter Clairefontaine ce mardi pour des obligations avec son équipementier, Karim Benzema a évoqué l'Euro 2012 qu'il prépare avec l'équipe de France. Pas capitaine mais leader, l'attaquant du Real Madrid est heureux d'évoluer avec ses potes de la génération 87, Nasri, Ben Arfa et Ménez, et ne cache pas qu'il rêve de remporter le tournoi continental. En tout cas, l'ancien Lyonnais y croit.
Leadership et capitanat
Karim Benzema est assurément le chef de file de l’équipe de France pour l’Euro 2012. L’attaquant du Real Madrid ne fait pas partie des potentiels capitaines choisis par Laurent Blanc, mais il est bien attendu comme le leader technique des Bleus en Pologne et en Ukraine. L’ancien Lyonnais a probablement été le meilleur Français sur l’ensemble de la saison, livrant son meilleur exercice depuis son arrivée dans la capitale espagnole, et devrait logiquement être considéré comme le "patron" des Tricolores ces prochaines semaines. "Le patron, le patron... je ne sais pas. Je me prépare pour être bien, comme toute l'équipe. Je ne me mets aucune pression, je vais tout faire pour être à la hauteur", explique le buteur ce mardi, alors qu’il a été autorisé à s’absenter de Clairefontaine pour les besoins de son équipementier.
Laurent Blanc ne lui demande en tout cas pas directement d’être un leader : "C'est naturel, ça. Oui, sur le terrain je parle, en-dehors, ça m'arrive de parler. Mais là où je suis le plus performant, c'est sur le terrain." S’exprimer en dehors du pré, c’est ce que ne fait surement pas assez Hugo Lloris, le porteur officiel du brassard lors des rencontres, mais Benzema ne le considère pas pour autant comme un capitaine par défaut : "C'est un bon capitaine. Bon, c'est vrai qu'en dehors du terrain il ne s'exprime pas tout le temps, mais sur le terrain, on l'entend, et avant les matchs on l'entend aussi. C'est un bon capitaine pour l'équipe de France."
Les retrouvailles de la génération 1987
Karim Benzema n’est pas le seul homme fort de l’équipe de France, mais représente plus largement la prise de pouvoir de la génération 1987, qu’il compose avec Samir Nasri, Hatem Ben Arfa et Jérémy Ménez, tous sacrés champions d’Europe des moins de 17 ans ensemble en 2004. Des potes que le Madrilène est heureux de retrouver : "On se connaît bien, on a beaucoup joué ensemble, on a été champions d'Europe en moins de 17 ans. On a tous grandi et fait notre chemin. Je suis très content de retrouver ces joueurs. On peut faire quelque chose de beau. J'espère qu'on va tous jouer ensemble. On attend beaucoup de nous, mais il ne faut pas mettre la pression sur cette génération. On est un groupe, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de talent dans cette génération." Si Laurent Blanc a la possibilité de les aligner tous les quatre ensemble, Benzema pourrait également avoir à évoluer aux côtés d’Olivier Giroud à certains moments, en fonction du score. La compatibilité entre les deux attaquants reste à prouver : "Je n'ai pas encore joué avec lui. C'est un bon attaquant, il a marqué beaucoup de buts cette saison, il a été bon en équipe de France quand on a fait appel à lui. C'est un autre style. Jouer ensemble, il faut le demander au sélectionneur."
Des rêves d’Euro ... et de Ballon d’Or
L’équipe de France ne fait pas figure de favorite pour remporter l’Euro 2012, statut réservé à un trio Espagne – Pays-Bas – Allemagne qui semble réellement au-dessus du lot, mais cette situation n’empêche pas Karim Benzema de penser à la victoire finale : "On a toujours des rêves, et tout le monde rêve de gagner cette compétition. Il faut déjà remporter le premier match." Après avoir été sacré champion d’Espagne avec le Real Madrid il y a quelques semaines, un succès en finale à l’Euro assorti de grosses prestations individuelles pourraient faire de l’attaquant l’un des favoris pour remporter le prochain Ballon d’Or. Mais si celui-ci semble une nouvelle fois promis à Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo, l’ancien Lyonnais ne désespère pas d’y inscrire son nom un jour : "Tous les joueurs ont des objectifs dans la tête. Pour moi, un joueur doit avoir cet objectif d'être le meilleur joueur du monde à un moment. J'y pense souvent, et je travaille pour essayer de l'avoir."
Montpellier, incroyable jusqu'au bout
Vainqueur à Auxerre dans des conditions d'extrême tension (1-2), Montpellier est champion de France pour la première fois de son histoire.
Montpellier est dans l'histoire de la Ligue 1. En s'imposant à Auxerre (1-2) au cours d'un match arrêté à deux reprises en seconde période pour des incidents avec les supporters bourguignons, lesquels ont justifié l'évacuation d'une tribune par les CRS, le club héraultais a conquis le premier titre de champion de France de son histoire. Avec 82 points, le meilleur total enregistré depuis le Lyon de 2006, il devance de trois longueurs au classement final le PSG, qui s'est imposé à Lorient (1-2). Bordeaux, vainqueur à Saint-Etienne (2-3), accompagnera Lyon et Marseille en Ligue Europa. Dijon, écrasé à Rennes (5-0), et Caen, battu à Valenciennes (3-1), rejoignent Auxerre dans la charrette des équipes reléguées en Ligue 2.
Les Montpelliérains ont tremblé quasiment jusqu'au bout avant d'aller chercher le sacre. Menés au score sur un but d'Olivier Kapo (20e), ils ont été rassurés dans un premier temps par l'ouverture de la marque lorientaise contre le PSG par Kevin Monnet-Paquet (28e), puis par l'égalisation de John Utaka, idéalement servi par Souleymane Camara (32e). La tendance a commencé à s'inverser en deuxième période. Le match entre l'AJA et le MHSC, interrompu durant une quinzaine de minutes après des incidents avec les supporters bourguignons, a pris du retard par rapport à celui du Moustoir, où le PSG a renversé la situation grâce à des buts de Javier Pastore (61e) et de Thiago Motta (75e). Au coup de sifflet final à Lorient, les Parisiens sont restés ensemble devant un écran à espérer un but auxerrois qui leur aurait donné le titre. Pendant ce temps, le match était une nouvelle fois interrompu durant un long moment à Auxerre pour des jets de fumigènes, avant de reprendre pour les vingt dernières minutes. Dans la nervosité, l'équipe de René Girard est allée chercher la victoire grâce à une frappe en pivot d'Utaka (74e), assurant
Montpellier est dans l'histoire de la Ligue 1. En s'imposant à Auxerre (1-2) au cours d'un match arrêté à deux reprises en seconde période pour des incidents avec les supporters bourguignons, lesquels ont justifié l'évacuation d'une tribune par les CRS, le club héraultais a conquis le premier titre de champion de France de son histoire. Avec 82 points, le meilleur total enregistré depuis le Lyon de 2006, il devance de trois longueurs au classement final le PSG, qui s'est imposé à Lorient (1-2). Bordeaux, vainqueur à Saint-Etienne (2-3), accompagnera Lyon et Marseille en Ligue Europa. Dijon, écrasé à Rennes (5-0), et Caen, battu à Valenciennes (3-1), rejoignent Auxerre dans la charrette des équipes reléguées en Ligue 2.
Les Montpelliérains ont tremblé quasiment jusqu'au bout avant d'aller chercher le sacre. Menés au score sur un but d'Olivier Kapo (20e), ils ont été rassurés dans un premier temps par l'ouverture de la marque lorientaise contre le PSG par Kevin Monnet-Paquet (28e), puis par l'égalisation de John Utaka, idéalement servi par Souleymane Camara (32e). La tendance a commencé à s'inverser en deuxième période. Le match entre l'AJA et le MHSC, interrompu durant une quinzaine de minutes après des incidents avec les supporters bourguignons, a pris du retard par rapport à celui du Moustoir, où le PSG a renversé la situation grâce à des buts de Javier Pastore (61e) et de Thiago Motta (75e). Au coup de sifflet final à Lorient, les Parisiens sont restés ensemble devant un écran à espérer un but auxerrois qui leur aurait donné le titre. Pendant ce temps, le match était une nouvelle fois interrompu durant un long moment à Auxerre pour des jets de fumigènes, avant de reprendre pour les vingt dernières minutes. Dans la nervosité, l'équipe de René Girard est allée chercher la victoire grâce à une frappe en pivot d'Utaka (74e), assurant
C'était le destin de Chelsea
Chelsea a remporté la première Ligue des champions de son histoire aux tirs au but, à Munich, face au Bayern (1-1, 3-4 t.a.b.).
Ça, c'est un destin. Diminué, dominé, malmené, et même mené à deux minutes de la fin. Chelsea avait tout pour perdre cette finale. Comme la demie face à Barcelone. Mais ces Blues là, jusqu'au bout, auront défié l'improbable. Jusqu'à remporter cette finale de Ligue des champions contre le Bayern, sur la pelouse même des Bavarois (1-1, 3-4 t.a.b.). Et pour pousser le bouchon plus loin encore, c'est aux tirs au but qu'ils ont arraché cette finale, quatre ans après celle perdue dans les mêmes conditions contre Manchester United. Des Anglais qui battent des Allemands aux tirs au but, on aura tout vu. Oui, on aura tout vu avec Chelsea cette saison.
Globalement décevante en termes de jeu, cette finale 2012 aura valu par son extraordinaire scénario et son héros. Didier Drogba n'avait pas besoin de ça pour figurer dans le livre d'or de Chelsea. Mais ce 19 mai restera comme son chef d'oeuvre. C'est lui qui a redonné vie à son équipe alors qu'elle était quasiment morte. Lorsque Thomas Müller, d'une tête piquée, a trompé Petr Cech à bout portant (83e), le sort de cette finale semblait plié. Dominateur sans être vraiment maître de son sujet, le Bayern tenait son cinquième sacre. Le plus beau de tous, parce que conquis devant son public.
Drogba en héros
Mais Chelsea n'avait pas surmonté sa saison la plus laborieuse de l'ère Abramovich pour s'arrêter là. Alors, sur le premier et seul corner du match (le Bayern en a obtenu... 20) de son équipe, Drogba a tout relancé d'un fantastique coup de tête. A partir de là, l'attaquant ivoirien est devenu le personnage incontournable de la partie. En bien comme en mal. D'abord en provoquant un penalty au tout début de la prolongation, qu'Arjen Robben allait manquer, trouvant Petr Cech sur sa route. Puis, au bout de la nuit, Drogba a conclu la séance de tirs au but. Pourtant, celle-ci était mal partie pour Chelsea puisque Mata, le premier à s'élancer, avait manqué sa tentative.
Pour tout dire, lorsque Drogba a égalisé, il semblait impossible que Chelsea puisse perdre cette finale. Malgré le penalty de la prolongation, malgré la tentative manquée de Mata. L'issue heureuse paraissait inéluctable. Il y a là quelque chose qui dépasse le cadre de la raison. La victoire de Chelsea, c'est celle de la passion plus que de la raison. Si celle-ci avait imposé sa logique, le Barça aurait disputé cette finale. Et le Bayern aurait dû gagner cette finale. Sa finale. Les Munichois pourront regretter leur manque de précision devant le but, et leur absence de réalisme aux deux extrémités du terrain. Il y a des années comme ça. Où le destin d'un groupe hors du commun finit par imposer sa loi à tous et à tout.
Le couronnement des Blues, le premier d'un club londonien en Ligue des champions, entre davantage dans la lignée de celui de Liverpool en 2005, lui aussi improbable à bien des égards, qu'à celui, par exemple, du Barça l'an dernier. La meilleure équipe d'Europe a-t-elle triomphé à l'Allianz Arena? Probablement pas. Peu importe. Le parcours atypique de cette équipe tout au long de la saison et son refus constant d'abdiquer ne peuvent qu'emporter l'adhésion. Chelsea aurait pu soulever la coupe aux grandes oreilles bien plus tôt. Mais un destin, c'est compliqué, c'est capricieux. C'est beau, aussi.
Ça, c'est un destin. Diminué, dominé, malmené, et même mené à deux minutes de la fin. Chelsea avait tout pour perdre cette finale. Comme la demie face à Barcelone. Mais ces Blues là, jusqu'au bout, auront défié l'improbable. Jusqu'à remporter cette finale de Ligue des champions contre le Bayern, sur la pelouse même des Bavarois (1-1, 3-4 t.a.b.). Et pour pousser le bouchon plus loin encore, c'est aux tirs au but qu'ils ont arraché cette finale, quatre ans après celle perdue dans les mêmes conditions contre Manchester United. Des Anglais qui battent des Allemands aux tirs au but, on aura tout vu. Oui, on aura tout vu avec Chelsea cette saison.
Globalement décevante en termes de jeu, cette finale 2012 aura valu par son extraordinaire scénario et son héros. Didier Drogba n'avait pas besoin de ça pour figurer dans le livre d'or de Chelsea. Mais ce 19 mai restera comme son chef d'oeuvre. C'est lui qui a redonné vie à son équipe alors qu'elle était quasiment morte. Lorsque Thomas Müller, d'une tête piquée, a trompé Petr Cech à bout portant (83e), le sort de cette finale semblait plié. Dominateur sans être vraiment maître de son sujet, le Bayern tenait son cinquième sacre. Le plus beau de tous, parce que conquis devant son public.
Drogba en héros
Mais Chelsea n'avait pas surmonté sa saison la plus laborieuse de l'ère Abramovich pour s'arrêter là. Alors, sur le premier et seul corner du match (le Bayern en a obtenu... 20) de son équipe, Drogba a tout relancé d'un fantastique coup de tête. A partir de là, l'attaquant ivoirien est devenu le personnage incontournable de la partie. En bien comme en mal. D'abord en provoquant un penalty au tout début de la prolongation, qu'Arjen Robben allait manquer, trouvant Petr Cech sur sa route. Puis, au bout de la nuit, Drogba a conclu la séance de tirs au but. Pourtant, celle-ci était mal partie pour Chelsea puisque Mata, le premier à s'élancer, avait manqué sa tentative.
Pour tout dire, lorsque Drogba a égalisé, il semblait impossible que Chelsea puisse perdre cette finale. Malgré le penalty de la prolongation, malgré la tentative manquée de Mata. L'issue heureuse paraissait inéluctable. Il y a là quelque chose qui dépasse le cadre de la raison. La victoire de Chelsea, c'est celle de la passion plus que de la raison. Si celle-ci avait imposé sa logique, le Barça aurait disputé cette finale. Et le Bayern aurait dû gagner cette finale. Sa finale. Les Munichois pourront regretter leur manque de précision devant le but, et leur absence de réalisme aux deux extrémités du terrain. Il y a des années comme ça. Où le destin d'un groupe hors du commun finit par imposer sa loi à tous et à tout.
Le couronnement des Blues, le premier d'un club londonien en Ligue des champions, entre davantage dans la lignée de celui de Liverpool en 2005, lui aussi improbable à bien des égards, qu'à celui, par exemple, du Barça l'an dernier. La meilleure équipe d'Europe a-t-elle triomphé à l'Allianz Arena? Probablement pas. Peu importe. Le parcours atypique de cette équipe tout au long de la saison et son refus constant d'abdiquer ne peuvent qu'emporter l'adhésion. Chelsea aurait pu soulever la coupe aux grandes oreilles bien plus tôt. Mais un destin, c'est compliqué, c'est capricieux. C'est beau, aussi.
Chelsea est une équipe de coupe
Cette saison, il y a eu une période de doutes, d'incertitudes dans les résultats à Chelsea. C'est un club qui a investi énormément d'argent tous les ans. Sa masse salariale est absolument faramineuse. Dès que les résultats ne sont pas au rendez-vous, les propriétaires réagissent très vite. Mais il se trouve que, comme c'est un groupe très mûr, il sait se reprendre très vite en main et ne panique pas. Le groupe réussit toujours à réagir. Cela dit, n'oublions pas que Chelsea est très loin en championnat. C'est une équipe qui a terminé à la sixième place en Premier League. Si vous jugez sur ces bases, ils ont fait une saison moyenne.
Aujourd'hui, Chelsea est une équipe de coupe. Peut-être qu'elle peut moins assurer un marathon mais elle peut assurer un sprint. Le jour J, elle sait se mobiliser, sortir une performance extraordinaire de derrière les fagots. Elle est capable de le faire.
J'ai critiqué Drogba, mais il est capable de tout faire basculer
C’est une équipe qui a aussi dans sa manche Didier Drogba. Ce qui le distingue des autres, c'est qu'il fait la différence quand vous l'attendez, le jour J. Je l'ai parfois critiqué pour ses attitudes. Mais on est obligé de respecter le joueur, la qualité de ses performances, ce côté animal qu'il a... Vous savez qu'il va faire la différence dans les grands matches. Et plus le match approche de la fin, plus vous sentez que c'est lui qui est capable de tout faire basculer. Quand on rentre dans les vingt dernières minutes, il y a quelque chose en plus chez lui qui va provoquer l'erreur chez l'adversaire et qui va lui permettre de faire la différence.
C'est un vrai gagneur. Le seul endroit où je ne l'ai pas vu comme ça, c'est avec son pays, la Côte d'Ivoire. En club, il a prouvé. D'ailleurs, il vient de battre le record en marquant dans quatre finales différentes. Quand un gars marque en finale, c'est qu'il a la dimension mentale. C'est ce qui fait la différence.
Aujourd'hui, Chelsea est une équipe de coupe. Peut-être qu'elle peut moins assurer un marathon mais elle peut assurer un sprint. Le jour J, elle sait se mobiliser, sortir une performance extraordinaire de derrière les fagots. Elle est capable de le faire.
J'ai critiqué Drogba, mais il est capable de tout faire basculer
C’est une équipe qui a aussi dans sa manche Didier Drogba. Ce qui le distingue des autres, c'est qu'il fait la différence quand vous l'attendez, le jour J. Je l'ai parfois critiqué pour ses attitudes. Mais on est obligé de respecter le joueur, la qualité de ses performances, ce côté animal qu'il a... Vous savez qu'il va faire la différence dans les grands matches. Et plus le match approche de la fin, plus vous sentez que c'est lui qui est capable de tout faire basculer. Quand on rentre dans les vingt dernières minutes, il y a quelque chose en plus chez lui qui va provoquer l'erreur chez l'adversaire et qui va lui permettre de faire la différence.
C'est un vrai gagneur. Le seul endroit où je ne l'ai pas vu comme ça, c'est avec son pays, la Côte d'Ivoire. En club, il a prouvé. D'ailleurs, il vient de battre le record en marquant dans quatre finales différentes. Quand un gars marque en finale, c'est qu'il a la dimension mentale. C'est ce qui fait la différence.
Belhanda: "J'ai envie de rester"
Auteur d'une superbe saison avec Montpellier, Younès Belhanda est très convoité. Mais il a fait part mercredi de son désir de... rester.
A un pas d'un premier titre de champion de France, Montpellier n'en est pas encore à penser à la prochaine saison. Mais le risque d'une fuite des cerveaux existe et elle est redoutée dans l'Hérault. A ce titre, la petite phrase lâchée mercredi par Younes Belhanda va faire du bien aux supporters du MHSC. "A ce jour, j'ai envie de rester", a-t-il confié en marge de la remise du trophée du meilleur joueur africain de Ligue 1, dont il a hérité.
Belhanda a pris une part non négligeable dans la remarquable saison des Montpelliérains, qui s'offriront le titre national s'ils ramènent un point de leur déplacement à Auxerre, ce week-end. Un déplacement dont ne sera pas le meneur de jeu marocain, puisqu'il purge une suspension de trois matches après son expulsion face à Evian Thonon-Gaillard. Voilà peut-être pourquoi il peut, contrairement à son club, d'ores et déjà se projeter sur le prochain exercice. Grande révélation de la saison (il a été élu meilleur Espoir de L1 par l'UNFP lundi soir), auteur de douze buts et quatre passes décisives en 28 matches, Younès Belhanda a forcément tapé dans l'oeil de nombreux clubs. En France comme à l'étranger.
"La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire"
Le Paris Saint-Germain, dernier rival du MHSC dans la course au titre, fait partie des candidats. Il y a deux semaines, Louis Nicollin avait démenti avoir reçu une offre du PSG et réitéré sa volonté de garder son joyau, si son club se qualifiait directement pour la C1, ce qui est désormais le cas. A Paris aussi, il jouerait la Ligue des champions. Mais la perspective de la jouer avec Montpellier lui plait au plus haut point. "La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire, explique le milieu de terrain de 22 ans. Il existe un penchant qui me dit de rester à tout prix pour jouer la Ligue des champions".
Loulou Nicollin doit se frotter les mains. Après la sortie médiatique de Belhanda, qui avait adressé des reproches publics à son partenaire Olivier Giroud, coupable à ses yeux de ne pas avoir pris ses responsabilités pour tirer un penalty devant Evian,le président montpelliérain avait eu ces mots: "Younès est un bon petit, il faut qu’il reste encore au moins deux ans avec nous pour apprendre et éviter de faire ce genre de bêtises". Son joueur semble en passe de lui donner satisfaction. Mercredi, Belhanda est d'ailleurs revenu sur cet incident. "Je n'aurais jamais dû réagir comme ça, a-t-il reconnu. C'était à chaud. Je me suis excusé auprès de mes coéquipiers. Je suis à fond avec eux. On s'est expliqué entre quatre yeux (NDLR: avec Olivier Giroud)". Le défi, maintenant, pour Montpellier, est de conserver son duo vedette.
A un pas d'un premier titre de champion de France, Montpellier n'en est pas encore à penser à la prochaine saison. Mais le risque d'une fuite des cerveaux existe et elle est redoutée dans l'Hérault. A ce titre, la petite phrase lâchée mercredi par Younes Belhanda va faire du bien aux supporters du MHSC. "A ce jour, j'ai envie de rester", a-t-il confié en marge de la remise du trophée du meilleur joueur africain de Ligue 1, dont il a hérité.
Belhanda a pris une part non négligeable dans la remarquable saison des Montpelliérains, qui s'offriront le titre national s'ils ramènent un point de leur déplacement à Auxerre, ce week-end. Un déplacement dont ne sera pas le meneur de jeu marocain, puisqu'il purge une suspension de trois matches après son expulsion face à Evian Thonon-Gaillard. Voilà peut-être pourquoi il peut, contrairement à son club, d'ores et déjà se projeter sur le prochain exercice. Grande révélation de la saison (il a été élu meilleur Espoir de L1 par l'UNFP lundi soir), auteur de douze buts et quatre passes décisives en 28 matches, Younès Belhanda a forcément tapé dans l'oeil de nombreux clubs. En France comme à l'étranger.
"La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire"
Le Paris Saint-Germain, dernier rival du MHSC dans la course au titre, fait partie des candidats. Il y a deux semaines, Louis Nicollin avait démenti avoir reçu une offre du PSG et réitéré sa volonté de garder son joyau, si son club se qualifiait directement pour la C1, ce qui est désormais le cas. A Paris aussi, il jouerait la Ligue des champions. Mais la perspective de la jouer avec Montpellier lui plait au plus haut point. "La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire, explique le milieu de terrain de 22 ans. Il existe un penchant qui me dit de rester à tout prix pour jouer la Ligue des champions".
Loulou Nicollin doit se frotter les mains. Après la sortie médiatique de Belhanda, qui avait adressé des reproches publics à son partenaire Olivier Giroud, coupable à ses yeux de ne pas avoir pris ses responsabilités pour tirer un penalty devant Evian,le président montpelliérain avait eu ces mots: "Younès est un bon petit, il faut qu’il reste encore au moins deux ans avec nous pour apprendre et éviter de faire ce genre de bêtises". Son joueur semble en passe de lui donner satisfaction. Mercredi, Belhanda est d'ailleurs revenu sur cet incident. "Je n'aurais jamais dû réagir comme ça, a-t-il reconnu. C'était à chaud. Je me suis excusé auprès de mes coéquipiers. Je suis à fond avec eux. On s'est expliqué entre quatre yeux (NDLR: avec Olivier Giroud)". Le défi, maintenant, pour Montpellier, est de conserver son duo vedette.
Subscribe to:
Posts (Atom)

