Avec Benzema, Nasri et Ribéry

Laurent Blanc va aligner une équipe profondément remaniée pour France - Serbie, jeudi, par rapport à l'équipe qui a débuté contre l'Islande. Le sélectionneur devrait maintenir son 4-3-3 mais faire entrer Benzema, Nasri et Ribéry, notamment, dans son équipe de départ.



Quatre jours après avoir difficilement battu l'Islande à Valenciennes (3-2), l'équipe de France poursuit sa préparation. Jeudi à Reims, les Bleus affronteront la Serbie avec un visage quelque peu différent de celui de dimanche. Le système restera le même. Mais les têtes vont changer puisque des onze titulaires de dimanche, seuls quatre joueurs vont conserver leur place (Mexès, Cabaye, Nasri et Benzema). Pour le reste, Laurent Blanc va faire tourner pour donner du temps de jeu à certains et commencer à donner forme au onze qui défiera l'Angleterre le 11 juin.
Entré en jeu à un quart d'heure de la fin contre l'Islande, Franck Ribéry sera cette fois titulaire. Lors de la dernière séance, organisée à huis clos au stade du Touquet, le Bavarois, chasuble jaune sur le dos, a évolué avec les titulaires, aligné aux côtés de Karim Benzema notamment. Egalement entré au Hainaut, Florent Malouda débutera jeudi. Sans doute sur le côté droit de l'attaque, une position qu'il a déjà occupée à Minsk face à la Biélorussie ou à Montpellier face au Chili l'été dernier. Sinon à la gauche de Yann M'Vila, qui va faire son retour dimanche.
Mexès, pilier de la défense
Le Rennais, qui avait besoin de souffler, va reprendre sa place de sentinelle, aux côtés de Yohan Cabaye, qui montera d'un cran. Mercredi lors de la dernière séance d'entraînement, les deux hommes ont été alignés ensemble. Pour les accompagner, soit Samir Nasri, soit Florent Malouda. Les deux hommes seront titulaires. Reste à savoir si Blanc préférera muscler son coeur du jeu avec l'homme de Chelsea ou être plus "joueur" avec le Mancunien.
De la base défensive qui avait connu quelques soucis dimanche, seul Philippe Mexès devrait être conservé. Le défenseur du Milan AC a besoin de temps de jeu alors qu'Adil Rami, lui, devrait se reposer après une saison éreintante. Pour le remplacer, une seule solution en la personne de Laurent Koscielny, qui devrait prendre l'axe gauche de la défense et "pousser" Mexès" à droite. Sur les côtés, Gaël Clichy et Anthony Réveillère devraient suppléer Patrice Evra et Mathieu Debuchy tandis qu'Hugo Lloris, capitaine des Bleus, fera son grand retour dans les buts.
La compo des Bleus probable face à la Serbie: Lloris - Réveillère, Mexès, Koscielny, Clichy - Nasri (ou Malouda), M'Vila, Cabaye - Malouda (ou Nasri), Benzema, Ribéry
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial au Touquet

Match Italy vs Luxembourg cancelled after the Earthquake in Italy!



Match cancelled after the Earthquake in Italy! The national and the earthquake - The massive earthquake that at 9 o'clock in the morning made ​​the earth tremble and holding for several seconds, was felt also in Parma, where, tonight was supposed to play in the national team friendly against Luxembourg in its path closer to Euro 2012. The friendly scheduled tonight at the Tardini in fact has been cancelled. This was decided by the Football Association, in agreement with the City Hall, the Prefecture and the Province of Parma, after the earthquake that struck the region of Emilia.



Les Bleus ont mis le turbo

Menée (0-2) à la pause, la France a arraché la victoire (3-2) face à l'Islande dans les dernières minutes en match de préparation à l'Euro.



L'équipe de France a démarré poussivement sa préparation à l'Euro 2012. A moins de deux semaines du coup d'envoi de l'épreuve, l'équipe de Laurent Blanc a arraché une courte victoire face à l'Islande en amical à Valenciennes (3-2). Fébriles en défense, sans impact au milieu, les Bleus ont rejoint les vestiaires avec deux buts de retard avant de renverser la situation en deuxième période avec des buts de Debuchy, Ribéry et Rami. Il leur faudra cependant hausser le niveau face à la Serbie, un adversaire a priori plus coriace, jeudi à Reims.
Par Vincent BREGEVIN

L'Allemagne orpheline

Sans les joueurs du Bayern, l'Allemagne s'est inclinée en Suisse (5-3) en match de préparation à l'Euro. Sa défense a franchement inquiété.



L'Allemagne n'a pas abordé de manière idéale ses matches de préparation à l'Euro 2012. A Bâle, le vice-champion d'Europe en titre a subi la loi d'une équipe de Suisse très entreprenante (5-3). La Nati a notamment su exploiter les largesses d'une défense allemande il est vrai diminuée par l'absence des joueurs du Bayern Munich (Neuer, Lahm, Badstuber, Boateng). Eren Derdiyok en a profité pour donner un break d'avance à sa formation en deux minutes, sur deux services de Tranquillo Barnetta (1-0, 21e puis 2-0, 23e) au coeur d'une charnière centrale aux abois.
L'attaquant suisse a remis ça en début de deuxième période (3-1, 50e), suite à un coup de pied arrêté, alors que Mats Hummels (2-1, 45e) avait permis à l'Allemagne de réduire la marque juste avant la pause. L'équipe de Löw est revenue à un but à deux reprises, d'abord grâce à une erreur de Diego Benaglio sur une frappe d'André Schürrle (3-2, 64e), puis avec la première réalisation en sélection de Marco Reus (4-3, 72e).
Entre temps, Stephan Lichtsteiner avait permis à la Suisse de reprendre ses distances (4-2, 67e). Et Admir Mehmedi, au terme d'une belle combinaison sur coup franc, a parachevé le succès de la Nati au nez et à la barbe d'une défense allemande encore dépassée (5-3, 76e). Le retour des joueurs du Bayern pour le prochain match amical face à Israël, le 31 mai à Lepizig, devrait faire du bien à la Mannschäft.
Par V.B.

Le Barça soigne sa sortie

A Madrid, les Blaugranas ont offert un beau cadeau d'adieu à Pep Guardiola en remportant la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao (3-0).




Le FC Barcelone a bouclé sa saison sur un sourire. Après les échecs subis en Liga (deuxième derrière le Real Madrid) et en Ligue des champions (élimination par Chelsea en demi-finale), le Barça s'est consolé en remportant facilement la finale de la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao (3-0), au stade Vicente-Calderon de Madrid. Avec, à la clé, un doublé de Pedro et un but de Lionel Messi. Après la Supercoupe d'Espagne, la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs, les Blaugranas ont ainsi gagné leur quatrième titre de la saison et offert un beau succès à Josep Guardiola pour son ultime apparition sur le banc catalan.

Le Barça a signé l'entame de match idéale pour aller chercher la 26e Coupe du Roi de son histoire, à l'image d'une frappe enveloppée de Messi qui a failli faire mouche après seulement 25 secondes de jeu. Si l'Argentin s'est mis en évidence, cette finale a surtout permis de confirmer le retour en grande forme de Pedro. Après une première tentative contrée, l'attaquant barcelonais a ouvert la marque en reprenant un corner mal dégagé par la défense basque (1-0, 3e). L'international espagnol a ainsi réussi le tour de force de marquer en finale de la Coupe du Roi, de la Ligue des champions, du Mondial des clubs, de la Supercoupe d'Espagne et de la Supercoupe d'Europe.

Après la C3, Bilbao passe encore à côté

"Pedrito" s'est même offert le luxe de signer un doublé d'un jolie ballon enroulé du pied gauche sur un service de Messi (3-0, 24e). Auparavant, l'Argentin avait déjà doublé la mise pour un Barça ultra-dominateur, en trouvant les filets d'une frappe à bout portant sur un service impeccable d'Andres Iniesta (2-0, 20e) pour signer son 73e but de la saison. Malgré quelques prouesses de Gorka Iraizoz, notamment sur un tir de Messi (16e), et une belle frappe de Xavi légèrement au-dessus (18e), le Barça avait déjà plié le match avant la demi-heure de jeu face à des Basques méconnaissables, et privés d'un penalty assez net pour un accrochage de Gerard Piqué sur Fernando Llorente (28e).

L'équipe de Marcelo Bielsa, déjà laminée en finale de la Ligue Europa par l'Atletico Madrid (3-0), est une nouvelle fois passée à côté de l'événement. Les absences d'Ander Iturraspe et d'Ander Herrera, deux éléments clés de l'entrejeu des Lions, peuvent en partie expliquer pour l'Athletic n'a jamais pu rivaliser avec le Barça au milieu. L'entrée d'Herrera en deuxième période a ainsi redonné un peu de tonus à l'attaque basque. Mais Ibai Gomez, seul face à Pinto sur une ouverture de son milieu de terrain, n'a pu trouver le cadre et redonner un semblant d'espoir à Bilbao. La pression basque est restée vaine face à des Barcelonais qui n'ont pas manqué l'occasion d'effacer le revers subi face au Real (1-0 a.p.) en finale de la même épreuve l'année passée.

Blanc n'a pas choisi

Enfin du concret. En voyant débarquer tous leurs partenaires à Clairefontaine ce jeudi midi (sauf Ribéry), les Bleus qui ont suivi le stage de préparation dès le premier jour ont pu, enfin, matérialiser leur entrée dans l'Euro. Laurent Blanc, lui, a révélé les grandes lignes de la montée en puissance qu'il projette pour ses 26 joueurs, bientôt réduits à 23, entre le France - Islande de dimanche et le France - Angleterre du 11 juin. Une période cruciale puisque, ainsi qu'il la reconnu sous le soleil estival de la forêt des Yvelines, il ne sait pas encore quels seront les trois noms qu'il retranchera de sa liste dans quatre jours, ni quels seront les onze qu'il alignera sur la feuille de match face à l'équipe de Roy Hogdson. Le temps s'accélère et les heures à venir seront cruciales quant au visage qu'auront les Bleus à l'Euro.


"J'ai des idées, mais elles ne sont pas arrêtées, a assuré le sélectionneur des Bleus quand il a été interrogé sur l'identité des trois recalés pour sa liste finale. Il peut se passer plein de choses pendant les matches et les entraînements. On a déjà vu des joueurs qui ont obtenu leur présence à l'Euro durant le stage. Je pense à Gomis, qui avait réalisé un doublé contre l'Equateur en 2008. On peut penser qu'il a gagné sa place là. Tout peut arriver." De fait, cela laissera plus de chances d'émerger aux joueurs qui joueront à Valenciennes, dimanche contre l'Islande. Ils devraient être nombreux : dans son plan d'évolution jusqu'à France - Angleterre, Blanc a prévu de consacrer un match - le prochain - à la distribution de temps de jeu à ceux qui ont le plus besoin. Pour France - Serbie (le 31 mai) et France - Estonie (3 juin), on se rapprochera du onze de départ programmé pour débuter l'Euro. "Au premier match, il faudra faire en sorte que les joueurs aient pu récupérer de leur saison. A partir du deuxième, on sera plus en position de préparation. Le but c'est d'arriver à l'Estonie avec la majorité des joueurs que tu penses faire débuter contre l'Angleterre."
Une colonne vertébrale, et bien des mystères
Encore faut-il que la liste des onze élus soit, elle aussi, connue. Il y a de la marge. "Je ne sais pas encore, lâche Blanc. J'ai des idées mais je veux encore voir ce qui va se passer aux entraînements. Il y a l'état de forme des joueurs auxquels tu ne pensais pas au départ, d'autres qui n'y étaient pas mais peuvent démontrer une grande forme. Je ne veux surtout pas dire : 'J'ai mon équipe'. Peu de sélectionneurs réfléchissent comme ça." Blanc, depuis, sa prise de fonction, n'a réellement déterminé qu'une épine dorsale et pas une équipe-type : Lloris et Benzema sont les deux seuls noms qu'il a livrés lorsqu'il s'est agi de parler de la colonne vertébrale de l'équipe. Une liste à laquelle peuvent s'ajouter les noms de M'Vila (joueur le plus utilisé depuis sa prise de fonctions), ainsi que Rami et Mexès, ses défenseurs centraux privilégiés. Au-delà ? Mystère. Sauf probablement pour Ribéry et Evra.
Interrogé sur la structure de sa liste, et notamment le nombre de joueurs qu'il retiendrait par poste, Blanc a d'ailleurs laissé entendre qu'il ne l'avait pas déterminée non plus. "Il y aura une réflexion à avoir sur l'équilibre de l'équipe, et notamment pour savoir si on double tous les postes de derrière et si on double tous les postes devant. On y a déjà beaucoup réfléchi mais si je double tous les postes, on se retrouve à 25..." La différence avec les 23 ? Les postes de meneurs de jeu axiaux peut-être... Cette déclaration relance en tout cas l'hypothèse d'une prime à la polyvalence et d'une organisation de jeu pas encore arrêtée. Cette question de la structure de la liste est centrale. Si Blanc double les postes en défense et en attaque, c'est au milieu qu'il faut s'attendre à plus de "dégâts" (Martin, Gourcuff, Matuidi, Valbuena...). Dans le cas contraire, s'il envisage par exemple de se contenter de sept défenseurs, les noms de Clichy, Yanga-Mbiwa ou Réveillère pourraient devenir fragiles.
Une chose est sûre : malgré la tension inhérente à ce genre de situation, le sélectionneur ne pâlit pas à l'idée de devoir annoncer la mauvaise nouvelle aux malheureux élus, comme l'ont fait avant lui, dans des circonstances parfois épiques, Jacquet, Lemerre, Santini ou Domenech. "On leur dira. Que faire d'autre ? C'est désagréable mais on ne fait pas que des choses agréables dans ce métier. Quand il faut prendre ses responsabilités, on les prend. En club (à Bordeaux), il y a avait des joueurs à ne pas renouveler, on l'a fait, c'est comme ça, et ce n'est pas de gaieté de coeur. On n'ira pas taper à leur porte mais on leur dira quand même." La décision sera prise selon toute vraisemblance le lundi 28 mai. Le lendemain de France - Islande. La veille de la date limite fixée par l'UEFA.

Puel tout près de Nice

Le président de l'OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, a confirmé mercredi que les discussions avec l'ancien entraîneur de Lyon, Claude Puel, devraient être finalisées jeudi pour un contrat d'au moins deux ans.


Nice et Puel, l'affaire est presque dans le sac. "Je pense que le dossier sera bouclé jeudi matin", a déclaré Jean-Pierrre Rivère, président de l'OGCN, qui ne cache pas avoir été séduit par le travail réalisé par Puel à Lille, où il est resté de 2002 à 2008 avant de rejoindre l'Olympique Lyonnais. Après un an de présidence du GYM, une saison difficile avec le maintien en Ligue 1 assuré à la 38e journée (victoire à Lyon 4-3), une "période d'observation dans un train pris en marche", le patron du club niçois a annoncé "venu le temps des décisions pour structurer et professionnaliser" la maison.

La première de ses décisions semble sans surprise être l'engagement de Claude Puel qui devrait prendre dès jeudi la succession de René Marsiglia, non reconduit lundi à son poste d'entraîneur des pros azuréens. L'entrevue de bilan et perspectives initialement prévue mercredi avec Eric Roy, directeur sportif qui serait sur la sellette, est repoussée à début juin, selon Rivère.

Porté depuis plusieurs semaines par la rumeur, Claude Puel, 50 ans, libre depuis son licenciement du poste de manager général de Lyon en juillet 2011, est donc en passe de retrouver la Côte d'Azur de ses débuts de footballeur pro et de technicien. Emblématique joueur puis cadre à Monaco pendant 20 ans, l'ex-entraîneur de Lille et de l'OL, Puel devrait avoir à Nice les coudées franches au plan sportif, comme ce fut le cas au LOSC.

Avec un gros chantier devant lui, reconnaît le patron de l'OGCN, "un peu inquiet de devoir de nouveau rebâtir une équipe". Six Niçois sont en fin de contrat, des recrues de l'été dernier ont peu satisfait (Abriel, Meriem, R. Fernandez, Guié Guié) et les Aiglons les plus en vue de la saison (Mounier, Ospina, Civelli) ne manquent pas de sollicitations. Le recrutement sera donc important mais s'effectuera sans rallonge financière de l'actionnaire majoritaire.

Marsiglia a de son côté annoncé mercredi son départ définitif de l'OGCN à l'issue d'une rencontre avec Jean-Pierre Rivère et le directeur général Julien Fournier pour une éventuelle affectation à un autre poste. "Mon aventure à l'OGCN s'arrête aujourd'hui", a lâché le technicien, visiblement ébranlé, qui a assuré le maintien de l'équipe niçoise lors d'une mission commencée en novembre 2011.

Eurosport - AFP

Benzema : "On peut faire quelque chose de beau"

Mardi 22 mai 2012 - 20:11
Autorisé à quitter Clairefontaine ce mardi pour des obligations avec son équipementier, Karim Benzema a évoqué l'Euro 2012 qu'il prépare avec l'équipe de France. Pas capitaine mais leader, l'attaquant du Real Madrid est heureux d'évoluer avec ses potes de la génération 87, Nasri, Ben Arfa et Ménez, et ne cache pas qu'il rêve de remporter le tournoi continental. En tout cas, l'ancien Lyonnais y croit.



Leadership et capitanat

Karim Benzema est assurément le chef de file de l’équipe de France pour l’Euro 2012. L’attaquant du Real Madrid ne fait pas partie des potentiels capitaines choisis par Laurent Blanc, mais il est bien attendu comme le leader technique des Bleus en Pologne et en Ukraine. L’ancien Lyonnais a probablement été le meilleur Français sur l’ensemble de la saison, livrant son meilleur exercice depuis son arrivée dans la capitale espagnole, et devrait logiquement être considéré comme le "patron" des Tricolores ces prochaines semaines. "Le patron, le patron... je ne sais pas. Je me prépare pour être bien, comme toute l'équipe. Je ne me mets aucune pression, je vais tout faire pour être à la hauteur", explique le buteur ce mardi, alors qu’il a été autorisé à s’absenter de Clairefontaine pour les besoins de son équipementier.

Laurent Blanc ne lui demande en tout cas pas directement d’être un leader : "C'est naturel, ça. Oui, sur le terrain je parle, en-dehors, ça m'arrive de parler. Mais là où je suis le plus performant, c'est sur le terrain." S’exprimer en dehors du pré, c’est ce que ne fait surement pas assez Hugo Lloris, le porteur officiel du brassard lors des rencontres, mais Benzema ne le considère pas pour autant comme un capitaine par défaut : "C'est un bon capitaine. Bon, c'est vrai qu'en dehors du terrain il ne s'exprime pas tout le temps, mais sur le terrain, on l'entend, et avant les matchs on l'entend aussi. C'est un bon capitaine pour l'équipe de France."

Les retrouvailles de la génération 1987

Karim Benzema n’est pas le seul homme fort de l’équipe de France, mais représente plus largement la prise de pouvoir de la génération 1987, qu’il compose avec Samir Nasri, Hatem Ben Arfa et Jérémy Ménez, tous sacrés champions d’Europe des moins de 17 ans ensemble en 2004. Des potes que le Madrilène est heureux de retrouver : "On se connaît bien, on a beaucoup joué ensemble, on a été champions d'Europe en moins de 17 ans. On a tous grandi et fait notre chemin. Je suis très content de retrouver ces joueurs. On peut faire quelque chose de beau. J'espère qu'on va tous jouer ensemble. On attend beaucoup de nous, mais il ne faut pas mettre la pression sur cette génération. On est un groupe, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de talent dans cette génération." Si Laurent Blanc a la possibilité de les aligner tous les quatre ensemble, Benzema pourrait également avoir à évoluer aux côtés d’Olivier Giroud à certains moments, en fonction du score. La compatibilité entre les deux attaquants reste à prouver : "Je n'ai pas encore joué avec lui. C'est un bon attaquant, il a marqué beaucoup de buts cette saison, il a été bon en équipe de France quand on a fait appel à lui. C'est un autre style. Jouer ensemble, il faut le demander au sélectionneur."

Des rêves d’Euro ... et de Ballon d’Or

L’équipe de France ne fait pas figure de favorite pour remporter l’Euro 2012, statut réservé à un trio Espagne – Pays-Bas – Allemagne qui semble réellement au-dessus du lot, mais cette situation n’empêche pas Karim Benzema de penser à la victoire finale : "On a toujours des rêves, et tout le monde rêve de gagner cette compétition. Il faut déjà remporter le premier match." Après avoir été sacré champion d’Espagne avec le Real Madrid il y a quelques semaines, un succès en finale à l’Euro assorti de grosses prestations individuelles pourraient faire de l’attaquant l’un des favoris pour remporter le prochain Ballon d’Or. Mais si celui-ci semble une nouvelle fois promis à Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo, l’ancien Lyonnais ne désespère pas d’y inscrire son nom un jour : "Tous les joueurs ont des objectifs dans la tête. Pour moi, un joueur doit avoir cet objectif d'être le meilleur joueur du monde à un moment. J'y pense souvent, et je travaille pour essayer de l'avoir."

Montpellier, incroyable jusqu'au bout

Vainqueur à Auxerre dans des conditions d'extrême tension (1-2), Montpellier est champion de France pour la première fois de son histoire.


Montpellier est dans l'histoire de la Ligue 1. En s'imposant à Auxerre (1-2) au cours d'un match arrêté à deux reprises en seconde période pour des incidents avec les supporters bourguignons, lesquels ont justifié l'évacuation d'une tribune par les CRS, le club héraultais a conquis le premier titre de champion de France de son histoire. Avec 82 points, le meilleur total enregistré depuis le Lyon de 2006, il devance de trois longueurs au classement final le PSG, qui s'est imposé à Lorient (1-2). Bordeaux, vainqueur à Saint-Etienne (2-3), accompagnera Lyon et Marseille en Ligue Europa. Dijon, écrasé à Rennes (5-0), et Caen, battu à Valenciennes (3-1), rejoignent Auxerre dans la charrette des équipes reléguées en Ligue 2.

Les Montpelliérains ont tremblé quasiment jusqu'au bout avant d'aller chercher le sacre. Menés au score sur un but d'Olivier Kapo (20e), ils ont été rassurés dans un premier temps par l'ouverture de la marque lorientaise contre le PSG par Kevin Monnet-Paquet (28e), puis par l'égalisation de John Utaka, idéalement servi par Souleymane Camara (32e). La tendance a commencé à s'inverser en deuxième période. Le match entre l'AJA et le MHSC, interrompu durant une quinzaine de minutes après des incidents avec les supporters bourguignons, a pris du retard par rapport à celui du Moustoir, où le PSG a renversé la situation grâce à des buts de Javier Pastore (61e) et de Thiago Motta (75e). Au coup de sifflet final à Lorient, les Parisiens sont restés ensemble devant un écran à espérer un but auxerrois qui leur aurait donné le titre. Pendant ce temps, le match était une nouvelle fois interrompu durant un long moment à Auxerre pour des jets de fumigènes, avant de reprendre pour les vingt dernières minutes. Dans la nervosité, l'équipe de René Girard est allée chercher la victoire grâce à une frappe en pivot d'Utaka (74e), assurant

C'était le destin de Chelsea

Chelsea a remporté la première Ligue des champions de son histoire aux tirs au but, à Munich, face au Bayern (1-1, 3-4 t.a.b.).



Ça, c'est un destin. Diminué, dominé, malmené, et même mené à deux minutes de la fin. Chelsea avait tout pour perdre cette finale. Comme la demie face à Barcelone. Mais ces Blues là, jusqu'au bout, auront défié l'improbable. Jusqu'à remporter cette finale de Ligue des champions contre le Bayern, sur la pelouse même des Bavarois (1-1, 3-4 t.a.b.). Et pour pousser le bouchon plus loin encore, c'est aux tirs au but qu'ils ont arraché cette finale, quatre ans après celle perdue dans les mêmes conditions contre Manchester United. Des Anglais qui battent des Allemands aux tirs au but, on aura tout vu. Oui, on aura tout vu avec Chelsea cette saison.

Globalement décevante en termes de jeu, cette finale 2012 aura valu par son extraordinaire scénario et son héros. Didier Drogba n'avait pas besoin de ça pour figurer dans le livre d'or de Chelsea. Mais ce 19 mai restera comme son chef d'oeuvre. C'est lui qui a redonné vie à son équipe alors qu'elle était quasiment morte. Lorsque Thomas Müller, d'une tête piquée, a trompé Petr Cech à bout portant (83e), le sort de cette finale semblait plié. Dominateur sans être vraiment maître de son sujet, le Bayern tenait son cinquième sacre. Le plus beau de tous, parce que conquis devant son public.

Drogba en héros

Mais Chelsea n'avait pas surmonté sa saison la plus laborieuse de l'ère Abramovich pour s'arrêter là. Alors, sur le premier et seul corner du match (le Bayern en a obtenu... 20) de son équipe, Drogba a tout relancé d'un fantastique coup de tête. A partir de là, l'attaquant ivoirien est devenu le personnage incontournable de la partie. En bien comme en mal. D'abord en provoquant un penalty au tout début de la prolongation, qu'Arjen Robben allait manquer, trouvant Petr Cech sur sa route. Puis, au bout de la nuit, Drogba a conclu la séance de tirs au but. Pourtant, celle-ci était mal partie pour Chelsea puisque Mata, le premier à s'élancer, avait manqué sa tentative.

Pour tout dire, lorsque Drogba a égalisé, il semblait impossible que Chelsea puisse perdre cette finale. Malgré le penalty de la prolongation, malgré la tentative manquée de Mata. L'issue heureuse paraissait inéluctable. Il y a là quelque chose qui dépasse le cadre de la raison. La victoire de Chelsea, c'est celle de la passion plus que de la raison. Si celle-ci avait imposé sa logique, le Barça aurait disputé cette finale. Et le Bayern aurait dû gagner cette finale. Sa finale. Les Munichois pourront regretter leur manque de précision devant le but, et leur absence de réalisme aux deux extrémités du terrain. Il y a des années comme ça. Où le destin d'un groupe hors du commun finit par imposer sa loi à tous et à tout.

Le couronnement des Blues, le premier d'un club londonien en Ligue des champions, entre davantage dans la lignée de celui de Liverpool en 2005, lui aussi improbable à bien des égards, qu'à celui, par exemple, du Barça l'an dernier. La meilleure équipe d'Europe a-t-elle triomphé à l'Allianz Arena? Probablement pas. Peu importe. Le parcours atypique de cette équipe tout au long de la saison et son refus constant d'abdiquer ne peuvent qu'emporter l'adhésion. Chelsea aurait pu soulever la coupe aux grandes oreilles bien plus tôt. Mais un destin, c'est compliqué, c'est capricieux. C'est beau, aussi.

Chelsea est une équipe de coupe

Cette saison, il y a eu une période de doutes, d'incertitudes dans les résultats à Chelsea. C'est un club qui a investi énormément d'argent tous les ans. Sa masse salariale est absolument faramineuse. Dès que les résultats ne sont pas au rendez-vous, les propriétaires réagissent très vite. Mais il se trouve que, comme c'est un groupe très mûr, il sait se reprendre très vite en main et ne panique pas. Le groupe réussit toujours à réagir. Cela dit, n'oublions pas que Chelsea est très loin en championnat. C'est une équipe qui a terminé à la sixième place en Premier League. Si vous jugez sur ces bases, ils ont fait une saison moyenne.




Aujourd'hui, Chelsea est une équipe de coupe. Peut-être qu'elle peut moins assurer un marathon mais elle peut assurer un sprint. Le jour J, elle sait se mobiliser, sortir une performance extraordinaire de derrière les fagots. Elle est capable de le faire.

J'ai critiqué Drogba, mais il est capable de tout faire basculer

C’est une équipe qui a aussi dans sa manche Didier Drogba. Ce qui le distingue des autres, c'est qu'il fait la différence quand vous l'attendez, le jour J. Je l'ai parfois critiqué pour ses attitudes. Mais on est obligé de respecter le joueur, la qualité de ses performances, ce côté animal qu'il a... Vous savez qu'il va faire la différence dans les grands matches. Et plus le match approche de la fin, plus vous sentez que c'est lui qui est capable de tout faire basculer. Quand on rentre dans les vingt dernières minutes, il y a quelque chose en plus chez lui qui va provoquer l'erreur chez l'adversaire et qui va lui permettre de faire la différence.

C'est un vrai gagneur. Le seul endroit où je ne l'ai pas vu comme ça, c'est avec son pays, la Côte d'Ivoire. En club, il a prouvé. D'ailleurs, il vient de battre le record en marquant dans quatre finales différentes. Quand un gars marque en finale, c'est qu'il a la dimension mentale. C'est ce qui fait la différence.

Belhanda: "J'ai envie de rester"

Auteur d'une superbe saison avec Montpellier, Younès Belhanda est très convoité. Mais il a fait part mercredi de son désir de... rester.



A un pas d'un premier titre de champion de France, Montpellier n'en est pas encore à penser à la prochaine saison. Mais le risque d'une fuite des cerveaux existe et elle est redoutée dans l'Hérault. A ce titre, la petite phrase lâchée mercredi par Younes Belhanda va faire du bien aux supporters du MHSC. "A ce jour, j'ai envie de rester", a-t-il confié en marge de la remise du trophée du meilleur joueur africain de Ligue 1, dont il a hérité.

Belhanda a pris une part non négligeable dans la remarquable saison des Montpelliérains, qui s'offriront le titre national s'ils ramènent un point de leur déplacement à Auxerre, ce week-end. Un déplacement dont ne sera pas le meneur de jeu marocain, puisqu'il purge une suspension de trois matches après son expulsion face à Evian Thonon-Gaillard. Voilà peut-être pourquoi il peut, contrairement à son club, d'ores et déjà se projeter sur le prochain exercice. Grande révélation de la saison (il a été élu meilleur Espoir de L1 par l'UNFP lundi soir), auteur de douze buts et quatre passes décisives en 28 matches, Younès Belhanda a forcément tapé dans l'oeil de nombreux clubs. En France comme à l'étranger.

"La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire"

Le Paris Saint-Germain, dernier rival du MHSC dans la course au titre, fait partie des candidats. Il y a deux semaines, Louis Nicollin avait démenti avoir reçu une offre du PSG et réitéré sa volonté de garder son joyau, si son club se qualifiait directement pour la C1, ce qui est désormais le cas. A Paris aussi, il jouerait la Ligue des champions. Mais la perspective de la jouer avec Montpellier lui plait au plus haut point. "La Ligue des champions, avec mon club formateur, c'est extraordinaire, explique le milieu de terrain de 22 ans. Il existe un penchant qui me dit de rester à tout prix pour jouer la Ligue des champions".

Loulou Nicollin doit se frotter les mains. Après la sortie médiatique de Belhanda, qui avait adressé des reproches publics à son partenaire Olivier Giroud, coupable à ses yeux de ne pas avoir pris ses responsabilités pour tirer un penalty devant Evian,le président montpelliérain avait eu ces mots: "Younès est un bon petit, il faut qu’il reste encore au moins deux ans avec nous pour apprendre et éviter de faire ce genre de bêtises". Son joueur semble en passe de lui donner satisfaction. Mercredi, Belhanda est d'ailleurs revenu sur cet incident. "Je n'aurais jamais dû réagir comme ça, a-t-il reconnu. C'était à chaud. Je me suis excusé auprès de mes coéquipiers. Je suis à fond avec eux. On s'est expliqué entre quatre yeux (NDLR: avec Olivier Giroud)". Le défi, maintenant, pour Montpellier, est de conserver son duo vedette.

City revient de l'enfer

Grâce à deux buts de Dzeko et d'Agüero durant les arrêts de jeu face à QPR (3-2), Manchester City décroche son premier titre de champion depuis 44 ans. Vainqueur à Sunderland (0-1), Manchester United avait rempli sa part de contrat. Arsenal est qualifié pour la Ligue des Champions. Bolton descend.




Quarante-quatre ans. Quarante-quatre ans que les supporters de City rongeaient leur frein. Quarante-quatre ans qu'ils piaffaient d'impatience à l'idée de voir leur équipe sacrée championne d'Angleterre. Dimanche, l'interminable attente a pris fin. Les Skyblues ont, enfin, ravi la couronne d'Angleterre. Et ce titre - seulement le quatrième en 125 ans d'histoire - a vraiment un goût délicieux. Parce que, pour une fois, il a atterri dans la partie bleue de Manchester. Au nez et à la barbe des rouge de United. Mais surtout parce qu'il a été conquis au terme d'un scénario hitchcockien. A quelques secondes près, MU coiffait son rival au poteau. Les buts d'Edin Dzeko et de Kun Agüero, dans le temps additionnel, ont tout changé : ils ont offert une victoire improbable à City face aux Queens Park Rangers (3-2). Privant United d'un 20e titre qu'il pensait avoir décroché en s'imposant à Sunderland (0-1), grâce à la 27e réalisation de Wayne Rooney.

Après s'être adjugé le derby face à United, après s'être imposé en costaud à Newcastle (0-2), on ne voyait plus comment il pouvait échapper à City. Mais si l'équipe de Roberto Mancini a vécu un dénouement heureux, ses nerfs ont été mis à rude épreuve. Djibril Cissé, auteur de son sixième but en huit matches, et Jamie Mackie, sur un service quatre étoiles d'Armand Traoré, avaient plombé l'ambiance. Depuis l'expulsion de l'incorrigible Joey Barton, onze minutes plus tôt, QPR jouait pourtant à dix. Cette supériorité numérique, City n'en a profitée que dans les ultimes secondes. Faisant chavirer l'Etihad Stadium de bonheur. Au grand dam des Red Devils, plombés par une différence de buts défavorable (+64 pour City, +56 pour United).

Arsenal sur le podium

Preuve qu'un vent de folie soufflait sur l'Angleterre dimanche, Arsenal a également accroché sa place sur le podium au forceps. Menés sur la pelouse de West Bromwich, les Gunners ont dû se cracher dans les mains pour inverser la tendance. Laurent Koscielny a finalement scellé la 600e victoire londonienne de l'ère Wenger (2-3). Arsenal termine donc à la troisième place, avec son ticket pour la Ligue des champions en poche.

Vainqueur de Fulham (2-0), Tottenham termine à une longueur de son voisin. Les Spurs ne sont pas assurés de jouer la C1 pour autant. Leur présence dans la cour des grands dépend désormais de Chelsea : les Blues, sixièmes de Premier League après leur succès devant Blackburn (2-1), ne doivent pas soulever la Coupe aux grandes oreilles dans six jours, à Munich. A contrario, Tottenham regardera la Ligue des champions dans son canapé. Battu à Everton (3-1), le Newcastle d'Hatem Ben Arfa a tiré un trait dessus. Les Magpies finissent à une prometteuse cinquième place. Accroché à Stoke (2-2), Bolton accompagnera Blackburn et Wolverhampton, battu à Wigan (3-2), en Championship. Ils croiseront la route de Reading et de Southampton, déjà promus en Premier League. Blackpool et West Ham se disputeront le dernier samedi prochain, à Wembley.

eurosport

Dortmund tient son doublé

Samedi 12 mai 2012 - 22:04
Dortmund est doublement grand. Après avoir remporté la Bundesliga, le Borussia s'est adjugé la Coupe d'Allemagne en atomisant le Bayern Munich (5-2). Grâce à un triplé de Lewandowski et des buts de Kagawa et de Hummels, les Jaunes s'offrent le premier doublé de leur Histoire. A une semaine de la finale de la Ligue des champions, les Bavarois prennent une très grosse claque.


Le double champion d'Allemagne contre son dauphin. Voilà l'intrigue de cette finale de Coupe d'Allemagne 2012 opposant le Borussia Dortmund au Bayern Munich. Dans un Olympiastadion affiche évidemment complet. Les enjeux sont simples. Le doublé Coupe-Championnat pour le BVB. Un titre à une semaine de la finale de la Ligue des champions pour les Munichois. En l'emportant à deux reprises en championnat (sur le même score de 1-0), les Jaunes ont l'ascendant sur les Rouges. Et cela se voit dès les premières minutes de la rencontre. Grâce à un pressing très haut, le Borussia pousse la défense bavaroise à la faute. Gustavo remet en retrait, Boateng ne comprend pas et n'attaque pas le ballon, Blaszczykowsky surgit et offre l'ouverture du score sur un plateau à Kagawa (3e, 1-0). Douche froide dans le camp du Bayern, tous les plans tombent à l'eau. Les hommes de Jupp Heynckes ne baissent pas les bras et repartent de l'avant. Face à une formation très basse, Ribéry et ses partenaires peinent à se montrer dangereux. La première erreur de la défense de Dortmund sera fatale. Grâce à un mauvais alignement de Hummels, Gomez s'échappe en profondeur et se fait percuter dans la surface par la sortie hasardeuse de Weidenfeller. L'arbitre n'hésite pas et désigne le point de penalty. Robben se fera un plaisir de le transformer (25e, 1-1).

Le Borussia accuse le coup, la rencontre perd d'ailleurs de son rythme. Il faudra alors attendre une nouvelle erreur ... de Boateng déjà fautif sur le premier but. Sur le côté gauche de la surface, Grosskreutz s'infiltre et se fait "descendre" par l'ancien de Manchester City. Le penalty est indiscutable, le tacle du Bavarois est incompréhensible. Hummels se charge alors de redonner l'avantage aux Jaunes en trompant Neuer, pourtant parti du bon côté (40e, 2-1). Le Bayern est abattu, et va même complétement sombrer. Dans l'euphorie du deuxième but, Dortmund se met à pousser. Parfaitement servi par Kagawa, Lewandowski mystifie une nouvelle fois le gardien de la Mannschaft d'une frappe croisée (45e, 3-1). Les deux buts coup-sur-coup font très mal au Bayern. Insolent de réalisme, le Borussia n'a eu que trois occasions ... pour trois buts. Au retour des vestiaires, la crispation des Bavarois est palpable. Agressifs, à la limite du méchant, les Munichois commettent des fautes grossières. Sur un coup-franc très bien placé, Gündogan est tout près de le leur faire regretter mais sa frappe enroulée échappe de peu au cadre (53e). La sanction n'est pas passée loin mais ne va pas tarder à tomber.

Sur un contre d'école, Grosskreutz est lancé côté gauche et sert Lewandowski. Le Polonais ne tremble pas et s'offre le doublé d'une frappe croisée à mi-hauteur (57e, 4-1). Le Bayern, à l'image de son entraîneur, est effondré. Dans le stade, les supporters de Dortmund font déjà la fête. La tête de Gomez sur la barre (69e) puis la réduction du score de Ribéry (75e, 4-2) ne viendront pas calmer les ardeurs. Une ardeur qui va même se changer en folie lorsque Lewandowski marquera le cinquième but des siens. Sur une énième erreur, de Neuer cette fois-ci, Piszczek récupère le cuir dans la surface et adresse un centre parfait pour l'attaquant polonais du BVB, qui ne se fait pas prier pour inscrire un triplé (82e, 5-2). La fin du match sera décousue et ternie par la tension des Bavarois. Schweinsteiger étant même à la limite de l'exclusion. L'arbitre n'accordera même pas d'arrêts de jeu. Grâce à une prestation très solide, mais insolente de réussite, le Borussia Dortmund s'offre le premier doublé de son Histoire. A une semaine de sa finale de Ligue des champions, le Bayern Munich tombe lourdement. Pas la meilleure façon pour préparer une telle échéance.

Etienne Andurand



L'Atletico sans aucun doute

Déjà vainqueur en 2010, l'Atletico Madrid a remporté la Ligue Europa en dominant l'Athletic Bilbao en finale (3-0), mercredi à Bucarest. Auteur d'un doublé en première période, Falcao était tout simplement intenable.



L'Atletico Madrid a repris sa coupe. Deux ans après leur sacre face à Fulham (2-1), les Colchoneros ont de nouveau remporté la Ligue Europa en s'imposant devant l'Athletic Bilbao (3-0) à Bucarest. Et ils le doivent en grande partie à Radamel Falcao, auteur d'un doublé qui a eu raison d'une équipe basque bien décevante par rapport à ses dernières prestations sur la scène européenne. Diego s'est chargé d'inscrire le troisième but de l'Atletico, également lauréat de la Coupe des vainqueurs de Coupes en 1962, qui a ainsi remporté la troisième Coupe d'Europe de son histoire.

A Bucarest, comme à Dublin, Radamel Falcao a été l'idole de tout un peuple. Le buteur de l'Atletico a notamment su débloquer la situation sur sa première occasion. Et avec la manière. Sur le côté droit de la surface, le Colombien a éliminé Fernando Amorebierta d'un crochet avant d'expédier une frappe du droit dans la lucarne de Gorka Iraizoz (1-0, 7e). Il a ensuite profité d'un bon travail d'Arda pour s'offrir un doublé plein de sang froid au coeur de la surface (2-0, 34e). Deux buts supplémentaires en Ligue Europa qui portent son total à 29 réalisations en 29 matches, lors des deux dernières saisons. Mais il n'y a pas que les chiffres. En marquant les deux buts du sacre de l'Atletico, après avoir inscrit celui de la victoire de Porto l'an passé, le Tigre, qui termine au passage meilleur buteur de l'épreuve (12 buts), a surtout confirmé son impact dans les grands matches. Il aurait même pu inscrire un triplé si une de ses frappes n'avait pas trouvé le poteau (79e). C'est finalement Diego qui a eu le dernier mot, d'une frappe croisée au terme d'une percée dans la défense (3-0, 85e).

Il n'y avait peut-être pas grand chose à faire face aux Madrilènes, bien aidés aussi par une formation de l'Athletic méconnaissable. Le club basque a mis 20 bonnes minutes à entrer dans le match. Et sa défense a affiché trop de fébrilité pour résister aux assauts de l'Atletico à l'image d'Amorebieta, dont la responsabilité est engagée sur les trois buts des Colchoneros. L'enjeu a peut-être paralysé une équipe qui devra encore patienter avant de connaître son premier sacre européen. Cela pourrait expliquer le faible rendement offensif d'une attaque qui a pourtant affiché ses vertus tout au long de cette Ligue Europa. Une stérilité symbolisée par Fernando Llorente. L'avant-centre international espagnol n'a jamais vraiment pesé sur la défense madrilène. Et les éclairs de génie d'Iker Muniain ont été beaucoup trop rares pour déséquilibrer la formation de Diego Simeone, qui aura donc réussi la performance de remporter une Coupe d'Europe après moins de six mois passés sur le banc de l'Atletico.

Bilbao, l’année ou jamais





Quoiqu’il arrive ce soir à Bucarest et dans quelques jours face au Barça en Coupe du Roi, l’Athletic Bilbao a déjà réussi sa saison. Au-delà des titres possibles, au delà de cette neuvième place en championnat qui finalement n’intéresse plus grand monde, l’historique club basque est entré dans les foyers espagnols. Dans quelques années, tout le monde se souviendra de la démonstration à Manchester, puis celle à la « cathédrale » de San Mames, les deux plus grands exploits européens du club à ce jour. Tout le monde se souviendra du duel face au Shalke 04 de Raul. Et personne n’oubliera la fin de match suffocante face au Sporting Portugal et ce but de Llorente qui délivra tout un pays, charmé par ce parcours si étonnant. 

Bielsa, comme à Newell’s 

Bielsa-Llorente. Rarement l’Athletic Bilbao n’aura eu deux hommes si charismatiques en son sein. Deux hommes surtout, qui font l’unanimité en Espagne. En obtenant les pleins pouvoirs de son président, l’Argentin Bielsa a pu faire ce qu’il aimait le mieux : prendre une équipe de jeunes joueurs, talentueux, pour les faire progresser. Exactement ce qu’il avait fait à Newell’s old boys, où en deux ans, il avait remporté deux fois le titre national avant d’échouer en finale de la Copa Libertadores, au penalties, face au Santos de Rai. Un exploit immense pour des joueurs inconnus, mais qui répondaient déjà aux noms de Pochettino, Balbo, Sensini ou Batistuta... 

A Bilbao, « El Loco » fait pareil. Et Llorente en profite. Il n’est pas le seul puisque Muniain, De Marcos, Herrera ou Iraola ont aussi montré quelques facettes de leur immense talent. En Liga, l’Athletic Bilbao a toujours été respecté et craint. Mais il a toujours souffert pour conserver son identité basque et son modèle unique dans le monde. Si son football a toujours été sincère, il n’avait jamais été très flamboyant... Cela suffisait à rester en Liga, à faire souffrir les grands dès qu’ils venaient à San Mames. C’était suffisant pour les spectateurs et les joueurs, finalement, tous très attachés à leurs couleurs et à leur terre. Comme Llorente, qui n’a jamais fait le forcing pour partir, en dépit des offres dont il disposait. 

Le groupe pourrait se disloquer cet été 

En raison même de sa structure et de sa particularité, l’aventure de Bilbao n’est pas amenée à durer. Il sera compliqué de s’installer durablement dans les quatre premiers du championnat, synonyme de Ligue des champions, aujourd’hui nécessaire pour conserver les joueurs. C’est l’effet retors de l’extraordinaire travail de Bielsa, qui a attiré sur lui le regard de tous les grands clubs. Il est fort possible que la bande de copains se disloque cet été. Llorente est suivi par l’Angleterre et par le Barça, tout comme le prodigieux Javi Martinez. Iraola, aussi, pourrait partir. Trois cadres qui pourraient montrer à la toute nouvelle génération un nouveau modèle. Un modèle de réussite personnelle, loin de Bilbao et de ses caisses vides. 

Pour l’Athletic, c’est l’année ou jamais. Une génération exceptionnelle, encadrée par un homme d’exception. Derrière eux, un public magique. Les joueurs qui seront sur la pelouse de Bucarest connaissent d’ailleurs la plupart, de près ou de loin, ces fans qui les soutiennent. Ce soir, ils joueront aussi pour eux. Même si les socios espèrent que l’amour du club prendra le dessus, la plupart pense que ce beau rêve va bientôt prendre fin. Je pense la même chose, malheureusement.

La Juve retourne au paradis

La Juventus Turin a décroché son 28e titre national dimanche, le premier depuis neuf ans. Le sort de la Serie est définitivement scellé après la victoire des Bianconeri à Cagliari (0-2) et la défaite du Milan dans le derby lombard face à l'Inter (4-2).





La Juventus Turin a pu compter sur la rivalité milanaise pour décrocher son 28e titre de championne d'Italie, son premier depuis 2003. La Veille Dame a rempli sa part du boulot à Caliari grâce à un but rapide de Vucinic (0-1, 6e), peut-être entaché d'une position de hors-jeu. Le destin a apporté son petit coup de pouce sur une accélération de Borriello et un tir dévié par Canini qui trompait son propre gardien (0-2, 74e). Forts de leur avantage à la différence particulière, les Piémontais sont sacrés avant même la dernière journée. A San Siro, l'Inter Milan s'est chargé de priver son grand rival de l'AC Milan du titre grâce à l'incontournable Diego Milito, auteur d'un triplé (14e, 52e p., 79e p.). Dans un match particulièrement musclé, ponctué de trois penalties et de pléthores d'avertissements, les Nerazzurri ont rapidement pris l'ascendant en début de match, même si Zlatan Ibrahimovic redonnait espoir aux siens en inscrivant un doublé (2-2, 44e, 46e). Mais Maicon se chargeait de boucler la marque (4-2, 87e) et de maintenir l'Inter (6e) dans la course à la Ligue des champions.

Eurosport

Déjà un titre pour Chelsea


amedi 5 mai 2012 - 20:09
Chelsea s’est offert la 7e FA Cup de son histoire ce samedi soir, en venant à bout de Liverpool (2-1) sur la pelouse de Wembley. Le Brésilien Ramires a ouvert le score dès la 11e minute de jeu pour les Blues, avant que l’inévitable Didier Drogba (52e) n’y aille d’un nouveau but, lui qui avait déjà marqué lors des finales 2007, 2009 et 2010, toutes remportées par les Londoniens. La Coupe d’Angleterre est bien propriété de Chelsea.





L’histoire d’amour continue entre la FA Cup et Chelsea. Déjà victorieux en 2007, 2009 et 2010 pour ne citer que les trophées sous l’ère Abramovitch, les Blues ont à nouveau soulevé la Coupe d’Angleterre ce samedi, après leur victoire face à Liverpool (2-1) à Wembley. Sans être exceptionnels, les hommes de Roberto Di Matteo ont profité d’une faible opposition de la part des Reds dès les premiers instants de la partie pour ouvrir le score, par l’intermédiaire de Ramires (11e). Profitant d’un ballon bêtement perdu par Spearing, le milieu de terrain brésilien a confirmé ses qualités face au but pour tromper un Pepe Reina pas innocent non plus sur le coup. A la pause, Chelsea mène tranquillement 1-0, sans avoir été véritablement inquiété, et on attend une réaction du côté de Liverpool, apathique durant le premier acte.

Drogba, comme d'habitude


Au lieu de cela, c’est Chelsea qui double la mise peu de temps après le retour des deux équipes sur la pelouse, grâce à l’inévitable Didier Drogba (52e). Véritable symbole de ces Blues dominateurs en FA Cup depuis cinq ans, puisqu’il avait déjà marqué et offert le trophée aux siens lors des finales de 2007, 2009 et 2010, l’international ivoirien a renouvelé l’exploit ce samedi, inscrivant par la même occasion son 8e but en autant de parties disputées dans l’enceinte de Wembley. L’ancien Marseillais, servi par Frank Lampard dans la surface, contrôle et frappe immédiatement du gauche, pour un tir croisé qui ne laisse aucune chance à Reina. Les Londoniens semblent alors sur une voie royale, mais les changements opérés par Kenny Dalglish du côté des Reds vont finir par payer. Andy Carroll, héros de la demi-finale remportée par le club de la Mersey, est à nouveau décisif, mais cette fois loin de son registre de joueur de tête, puisque le géant international anglais parvient à dribbler John Terry dans la surface, avant de placer sa frappe hors de portée de Petr Cech, juste sous la barre transversale.

Avec ce but, Liverpool se refait une santé, et se lance à l’assaut de l’égalisation. Dans les dix dernières minutes du match, celle-ci est vraiment tout proche d’intervenir, une nouvelle fois grâce à Carroll, mais la tête de l’ancien joueur de Newcastle est stoppée de justesse par Cech sur sa ligne, de manière tellement limite qu’on peut se demander si le ballon n’a pas entièrement franchi la ligne. Quoi qu’il en soit, l’arbitre de la rencontre n’accorde pas de but, et c'est Chelsea qui remporte la Cup, la 7e de son histoire, mais surtout la 4e sous l'ère Abramovitch - Didier Drogba.

Liga - Le Real en champion

En s'imposant à Bilbao (0-3), le Real Madrid a remporté son 32e titre de champion d'Espagne. A deux journées de la fin, les Merengue comptent toujours sept points d'avance sur le FC Barcelone qui ne peut plus les rejoindre. C'est le premier de José Mourinho et le premier du club depuis 2008.



Quatre ans que le peuple Merengue attendait cela. Une éternité, une traversée du désert. Trois buts pour l'envoyer au paradis. Brillant vainqueur de l'Athletic Bilbao (3-0) dans sa cathédrale de San Mamés, mercredi soir, grâce à des buts de Gonzalo Higuain (15e), Mezut Ozil (19e) et Cristiano Ronaldo (50e), le Real s'est offert le 32e titre de sa prestigieuse histoire. Un sacre annoncé depuis la victoire des Madrilènes sur la pelouse du Barça (2-1), le 22 avril dernier, mais que les Madrilènes ont eu le mérite d'aller chercher deux journées avant le terme de championnat.
Les coéquipiers de Karim Benzema, remplaçant mercredi soir, verront donc la déesse de la fontaine Cibeles à Madrid - lieu de célébration habituel des titres du club blanc - jeudi à 19 heures, comme l'a annoncé le club avant même la victoire sur les Basques. Un soulagement pour un club et une institution qui ne supportaient plus de voir Barcelone imposer une domination impitoyable depuis l'arrivée de Guardiola en 2009. Une libération pour des millions de supporters à travers le monde.
Mourinho dans l'histoire
Eliminé par le Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des Champions, José Mourinho aura pourtant réussi le principal défi de sa saison: mettre fin à l'hégémonie du Barça. Une équipe pourtant jugée indétrônable en début de saison. Avec ce sacre, le technicien portugais rentre dans les annales en devenant le premier entraineur à remporter les trois championnats les plus importants d'Europe: l'Angleterre (Chelsea), l'Italie (Inter Milan) et l'Espagne. Le "Special One" l'a toujours dit, ses deuxièmes saisons à la tête d'une équipe sont toujours les meilleures. Quoi qu'en disent ses détracteurs, il aura tenu parole.
Comme un symbole, c'est Cristiano Ronaldo qui a inscrit le dernier but de cette soirée magique pour les Madrilènes. Auteur d'une saison stratosphérique marquée par 44 buts, l'ancienne star de Manchester United tiens enfin cette Liga qui lui échappait depuis 2009. Sans rien enlever à ses coéquipiers, ce trente-deuxième titre en Liga du Real porte incontestablement son sceau. Dans son duel à distance avec Lionel Messi, le Portugais tient enfin sa revanche.
Benzema a aussi pesé
On ne compte plus les fois où les Merengue se sont reposés sur leur artilleur favori pour débloquer des rencontres bien mal embarquées. Si le but de la victoire lors du dernier Clasico (2-1) ressort forcément, son époustouflant triplé sur la pelouse de l'Atlético Madrid (4-1), le 11 avril dernier, alors que le Real était bousculé comme rarement, symbolise sa capacité à faire la différence seul, ou presque, quand l'enjeu l'exige.
Titulaire régulier cette saison, auteur de vingt buts en championnat, Karim Benzema a également pesé de tout son poids dans ce titre. Altruiste, disponible sur tous le front de l'attaque et décisif, l'ancien lyonnais s'est imposé comme le complément parfait de la star portugaise. Le Français l'a prouvé, le prestigieux maillot du Real n'est pas trop lourd à porter pour lui. Après avoir passé quatre ans à envier leur meilleur ennemi catalan, lui et ses coéquipiers ont réussi à redonner de la fierté à leurs supporteurs. Ceux-ci sauront sûrement leur rendre au centuple. Jeudi à 19 heures. La déesse n'attend plus qu'eux.
Hichem SADAOUI / Eurosport

Montpellier pourrait le regretter

Mardi 1 mai 2012 - 20:25
Mené jusqu'à la 84e, Montpellier a manqué le penalty de la victoire dans les arrêts de jeu face à Evian (2-2) dans la foulée de l'égalisation de Giroud dont c'était e 21e but de la saison. Le PSG peut revenir à trois points mercredi en cas de succès face à Saint-Etienne, lors de cette 35e journée.





Souleymane Camara a eu une opportunité en or de placer Montpellier sur la voie royale. Dans le temps additionnel, Remy Cabella a obtenu un penalty (90e+4). Mais après de longues minutes et  des échauffourées qui ont provoqué l'expulsion de Younes Belhanda etGrégory Lacombe à Montpellier et Saber Khlifa et Cédric Mongondu à Evian, Camara a tremblé et vu son tir arrêter par Stephan Andersen. Ce n'est pas huit points d'avance que les Héraultais ont sur Paris. Mais seulement six après ce nul concédé sur leur pelouse face à Evian (2-2). C'est déjà pas mal mais le PSG peut revenir à trois longueurs en cas de victoire mercredi soir face à Saint-Etienne.
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